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Dyspraxie : l'Inserm publie des recommandations sur le trouble développemental de la coordination (TDC)

Lundi 9 décembre, l'Inserm les résultats d'une expertise sur le trouble développemental de la coordination (TDC) ou dyspraxie. Le but étant d'aboutir à des recommandations pour aider les enfants qui en sont atteints. 

Dyspraxie : l'Inserm publie des recommandations sur le trouble développemental de la coordination (TDC) djedzura/iStock

  • Publié le 11.12.2019 à 15h00
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Environ 5% des enfants souffrent d’un trouble développemental de la coordination (TDC) ou dyspraxie. Si cette affliction, qui se caractérise par des difficultés de coordination dans la vie quotidienne et d’apprentissage à l’école, est encore peu connue en France, le reste de l’Europe en est plus au fait. Afin de sensibiliser l’Hexagone à cette condition et de répondre à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie concernant la prise en charge des enfants qui en sont atteints, l’Inserm a publié le 9 décembre les résultats d’une expertise collective sur le sujet. 

Ce document est le résultat d’une étude de deux ans ayant pour but de faire le point sur les connaissances spécifiques sur les TDC. Pendant cette période, des experts ont passé en revue plus de 1 400 articles internationaux sur le sujet. L’Inserm en arrive donc aujourd’hui à la conclusion que : “ce trouble est hétérogène dans sa sévérité mais aussi dans sa forme, tant au niveau des déficiences et compétences fonctionnelles que des répercussions qui peuvent être importantes sur les activités, la participation sociale et la qualité de vie de l’enfant et sur sa vie à l’âge adulte.”

Dans le détail, les enfants atteints de TDC ont plus de mal que leurs camarades du même âge à s’habiller, à prendre leur repas, à faire leur toilette et présentent parfois des difficultés à écrire ou pour les activités nécessitant une certaine coordination motrice. Ces troubles sont également parfois liés à d’autres troubles neuro-développementaux (du langage, de l’attention, de l’apprentissage…), ainsi qu’à un risque élevé de troubles anxieux, émotionnels et comportementaux. Tout cela peut bien sûr avoir une influence sur la qualité de vie de l’enfant et sur sa participation à la vie scolaire.

Un diagnostic rapide et accessible à tous 

“Un enjeu majeur est donc d’établir pour chaque enfant concerné une prise en charge et un accompagnement personnalisés et performants. Cela nécessite un diagnostic précis et un parcours de santé adapté pour favoriser l’autonomie, l’inclusion et la qualité de vie de ces personnes”, écrit donc l’Inserm, selon qui les recommandations peuvent être résumées selon trois axes.

Le premier consiste à garantir l’accès pour tous à un diagnostic, le plus rapidement possible. Il est donc nécessaire de former des professionnels de la santé (médecin généraliste spécialement formé aux troubles du développement, psychomotricien ou ergothérapeute). Pour cela, il faut approfondir les critères et standardiser des outils aux normes internationales, indique le rapport.

Deuxièmement, les experts invitent, une fois le diagnostic posé, à mettre en place une intervention prenant en compte le profil de l’enfant, sa qualité de vie et celle de sa famille. Des séances de groupe pourraient par exemple être adaptées aux enfants les moins touchés et des séances individuelles proposées aux autres. Enfin, “cela passe également par la sensibilisation et formation des acteurs menés à interagir avec l’enfant dans la vie quotidienne”, note l’Inserm. Il est donc indispensable d’impliquer les enseignants et les établissements scolaires dans la prise en charge de ces troubles, afin que les enfants puissent mener à bien leur scolarité.

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