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Facteur de risque

Alcool : au Japon, même une faible consommation augmente le risque de cancer

Chez les Japonais, même une faible consommation d'alcool est liée à un risque accru de cancer, surtout au niveau du colorectum, de l’estomac, du sein, de la prostate et de l’oesophage. 

Alcool : au Japon, même une faible consommation augmente le risque de cancer Sushiman/iStock

  • Publié le 11.12.2019 à 12h00
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C’est bien connu, boire de l’alcool en excès est mauvais pour la santé. Cela augmenterait les risques de dépression, d’ulcère, de diabète, d’obésité, de dérèglements hormonaux, d’impuissance, de cirrhose et même de cancers.  Et chez les Japonais, il semblerait que même une faible consommation d’alcool soit liée à un risque accru de cancer. Les résultats de cette étude sont parus lundi 9 décembre dans la revue Cancer

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont examiné les données cliniques de 63 232 patients atteints de cancers et d’autant de témoins participants. Tous ont dû déclarer leur quantité quotidienne d’alcool et la durée de leur consommation.

Résultat des observations : le risque de cancer semble plus faible quand la consommation d’alcool est nulle et il existe une association presque linéaire entre risque de cancer et consommation d’alcool. Dans le détail, une consommation légère d’alcool sur dix ans (un jour par pendant dix ans ou deux verres par jour pendant cinq ans) augmenterait le risque global de cancer de 5%. Ceux qui buvaient deux verres au moins par jour présentaient un risque élevé de cancer, peu importe depuis combien de temps ils consommaient de l’alcool. Le sexe, la consommation de tabac et la catégorie professionnelle étaient sans conséquences sur ces résultats.

“Au Japon, la principale cause de décès est le cancer”

L’alcool augmenterait surtout le risque de développer un cancer au niveau du colorectum, de l’estomac, du sein, de la prostate et de l’oesophage, note l’étude. “Au Japon, la principale cause de décès est le cancer (...). Étant donné le fardeau actuel de l'incidence globale du cancer, nous devrions encourager davantage la promotion de l'éducation du public sur les risques de cancer liés à l'alcool”, explique le Dr Masayoshi Zaitsu, de l’université de Tokyo et de la Harvard T.H. Chan School of Public Health qui a mené l’étude. 

Et les chercheurs de conclure : “La stratégie nationale actuelle de lutte contre le cancer doit mettre davantage l'accent sur une consommation modérée d'alcool dans la population japonaise afin de réduire le fardeau de l'incidence du cancer.” 

D’après l’OMS, la consommation d’alcool est l’un des dix facteurs de risque dans le fardeau mondial de la maladie. En Europe, un décès sur dix serait imputable à l’abus de boisson.

Tous les types d’alcool produisent le même effet néfaste sur la santé 

En France, l’alcool serait responsable de 11% des cancers chez les hommes et de 14,5% des cancers chez les femmes. Il s’agit de la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac. Aucun type d’alcool n’est plus à risque qu’un autre. Tous les types de boissons alcoolisées produisent le même effet. Ainsi c’est la quantité d’alcool pur consommée qui expose au risque de développer un cancer.

D’après les autorités sanitaires, consommer au moins un verre par jour augmente ces risques. C’est pourquoi, réduire la consommation d’alcool en France est une priorité de santé publique. En 2017, Santé publique France et l’Inca ont donc publié un rapport recommandant de ne pas dépasser deux verres par jour, avec au moins deux jours par semaine sans consommation.

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