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Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen : on sait quelles substances chimiques ont brûlé

La préfecture de la Seine Maritime a publié le 1er octobre la liste des substances chimiques ayant brûlé dans l'incendie de l’usine Lubrizol de Rouen. Mais ces nouvelles informations et les annonces rassurantes du gouvernement ne suffisent pas à calmer la colère des riverains. La création d'une mission d'information parlementaire a été annoncée le 2 octobre pour faire la lumière sur cet incendie et le gouvernement a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions des habitants, le 08 00 009 785.

Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen : on sait quelles substances chimiques ont brûlé iStock

  • Publié 02.10.2019 à 13h00
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On en sait un petit peu plus sur l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen. Mardi 1eroctobre, la préfecture de Seine Maritime a publié sur son site la liste des substances chimiques qui ont brûlé dans l’usine classée "Seveso seuil haut" jeudi dernier. En tout, 5253 tonnes de produits ont été détruits, dont plus de 60% d’additifs multi-usages. "Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé (contact cutané, inhalation, ingestion)", est-il précisé sur le site. Ont également été publiées 479 fiches de sécurité qui "précisent les caractéristiques des produits et les risques associés, notamment en cas de combustion".

Une campagne de prélèvements (air, eau, sols, aliments...) "engagée dès le début de l'accident" sera adaptée "et si nécessaire complétée afin de procéder à une évaluation quantitative des risques sanitaires qui se déroulera pendant plusieurs semaines", assure la préfecture alors que de nombreux riverains s’inquiètent des possibles impacts de l’incendie pour leur santé et manifestent pour plus de transparence.

Les agences Ineris et l’Anses vont être consultées

Après avoir reçu les résultats des premiers relevés réalisés vendredi, la préfecture de Normandie a quant à elle assuré qu’il n’y avait pas de "risque élevé" lié à l’amiante dans l’air et que l’eau était potable. Toutefois, 160 fûts en état délicat doivent encore être évacués du site. Ces derniers "contiennent un produit qui comprend du soufre et dont l'échauffement peut produire du mercaptan et du H2S (sulfure d'hydrogène) qui est beaucoup plus toxique que le mercaptan", précise le Directeur de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (Dreal) de Normandie, Patrick Berg. Si "mercaptan et H2S sont des composés préoccupants", "il n'en a pas été détecté", assure-t-il. 

Depuis l’incendie, le gouvernement multiplie lui aussi les propos rassurants et promet la "transparence". "Les agences publiques chargées des risques industriels (Ineris) et de la santé (Anses) vont être consultées sur l'éventualité de rechercher de nouveaux produits dans les retombées", a annoncé la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne mardi.  

"Nous donnons la vérité entière", assure le gouvernement

"Depuis fin 2017 et pour des raisons de sécurité que chacun peut comprendre, la liste complète des substances présentes sur les sites Seveso n'est plus rendue publique", même si "elle est connue" par les autorités, a quant à lui déclaré le Premier ministre Edouard Philippe à l’Assemblée avant publication de ces données, insistant sur le fait que les analyses faisaient "apparaître un état habituel de la qualité de l'air". "À chaque moment et à chaque instant nous disons la vérité telle que nous la connaissons (…) Les analyses, nous ne les avons pas trafiquées, nous donnons la vérité entière et transparente", assure la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, ce mercredi 2 octobre sur Europe 1

Mais pour l’heure, ces diverses annonces ne semblent pas calmer l’inquiétude et la colère des riverains qui se sont rassemblés par milliers le 1er octobre au soir dans le centre-ville de Rouen pour manifester. "Lubrizol coupable, l'Etat complice", scandaient-ils notamment, se plaignant que les informations divulguées par la préfecture de Seine-Maritime ne soient "ni complètes, ni sincères".

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