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Mobilisation

213 services des urgences en grève, Agnès Buzyn reconnaît une « crise qui persiste »

Commencée en mars, la grève des urgences touche désormais 213 services partout en France. Interrogée lors d’un déplacement dans les Yvelines, la ministre de la Santé a reconnu être face à "une crise qui persiste".

213 services des urgences en grève, Agnès Buzyn reconnaît une « crise qui persiste » Spotmatik/iStock

  • Publié 02.08.2019 à 17h30
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Le mouvement de grève des urgences ne faiblit pas. 

Alors que le 30 juillet dernier, 211 services des urgences étaient en grève pour réclamer davantage de moyens financiers et la fin des fermetures de lits, ce sont désormais 213 services qui ont rejoint le mouvement, a fait savoir Le Parisien.

En déplacement jeudi 1er août à Verneuil-sur-Seine, dans la Yvelines, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a reconnu l’ampleur du mouvement des grévistes. "Il y a toujours une crise qui persiste. Il faudra trouver des solutions sur mesure sur le territoire. [...] Il y a une nécessité de repenser l'organisation des systèmes de santé."

Hausse des salaire et création de 10 000 emplois

Car les grévistes ne décolèrent pas. Le mouvement, initié en mars par le personnel de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, suite à plusieurs agressions, n’a cessé depuis de prendre de l’ampleur.

Réunis autour du collectif Inter-Urgences, les grévistes réclament une amélioration de leurs conditions de travail, avec une revalorisation des salaires de 300 euros net mensuels et la création de 10 000 emplois pour soulager la hausse de fréquentation des services des urgences, estimée à 3% par an. Ils s’opposent aussi à la fermeture des lits dans les services des urgences responsable, selon eux, d’une forte dégradation dans la prise en charge des patients et dans la qualité des soins. En décembre dernier, une femme de 55 ans avait été retrouvée morte dans la zone d’attente des urgences de l’hôpital Lariboisière. Cela faisait douze heures qu’elle attendait et n’avait toujours pas été examinée par un médecin.

Autre revendication : assurer la sécurité du personnel des urgences et les protéger contre les agressions par des patients.

Pour désamorcer la situation, la ministre de la Santé avait fini par annoncer mi-juin le déblocage de 70 millions d’euros, dont 55 millions consacrés à la généralisation et à la revalorisation d’une prime de risque de 100 euros net mensuelle, versée dès le mois de juillet à tous les professionnels des services d’urgence, excepté les médecins. Elle a également évoqué 15 millions d’euros pour permettre "aux services d’urgence en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts".

Des mesures jugées insuffisantes

Ces mesures sont loin d’avoir satisfait les grévistes. "La majorité des services n’a pas vu la couleur des enveloppes fléchées pour pallier les difficultés estivales, affirme ainsi le collectif Inter-Urgences dans un communiqué daté du 29 juillet. "Puisque le budget global des hôpitaux n’est pas augmenté, les recrutements aux urgences se feront au détriment d’autres activités, comme la médecine ou la chirurgie. Nous refusons catégoriquement cette politique d’opposition entre services", poursuit le collectif, qui appelle à poursuivre le mouvement de grève. Une Assemblée générale nationale rassemblant l’ensemble des services des urgences mobilisés devrait se tenir le 10 septembre prochain.

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