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QUESTION D'ACTU

Journée mondiale de la santé sexuelle

MST : seuls 11% des hommes ayant une relation extraconjugale utilisent des préservatifs

Un sondage pointe que seulement 11% des hommes originaires de 21 pays développés ayant une relation extraconjugale se voient imposer le préservatif par leur partenaire. 

MST : seuls 11% des hommes ayant une relation extraconjugale utilisent des préservatifs Deagreez / istock

  • Publié 03.09.2018 à 18h27
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Seuls 11% des hommes inscrits à Victoria Milan, une des plateformes en ligne pour les personnes à la recherche d’aventures extraconjugales, indiquent que les femmes avec lesquelles ils ont une liaison leur font porter un préservatif. Bien qu’il s’agisse de l’une des 10 conditions obligatoires qu’imposent les femmes avant de passer à l’acte, celle-ci n’est donc pas la plus importante.

"Ce pourcentage nous a incroyablement surpris. Ce 11% a été calculé sur un total de 21 pays développés où les gens sont conscients qu’il est important de se protéger durant leurs rapports sexuels, surtout lorsqu’il s’agit de relations extraconjugales, afin de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles", s’inquiète Sigurd Vedal, fondateur et PDG de Victoria Milan.

Utiliser une protection durant toute relation sexuelle

Selon les résultats de son enquête, les pays scandinaves tels que la Norvège, le Danemark et la Suède figurent parmi les régions les plus conscientes des conséquences de rapports sexuels non protégés. Respectivement 21%, 20% et 16% des hommes ayant participé au sondage ont confirmé que leurs maîtresses leur demandent d’utiliser un préservatif durant leurs rapports sexuels.

Des pays comme la République tchèque (15%), les États-Unis (14%), l’Allemagne (12%), le Royaume-Uni (11%), la France (11%), l’Australie (11%), l’Italie (10%) la Finlande (10%), l’Irlande (10%) et l’Afrique du Sud (10%) se situent au milieu du classement.

"Nous pensons qu’il est important de souligner l’importance d’utiliser une protection durant toute relation sexuelle et, en cette journée mondiale de la santé sexuelle, nous aimerions rappeler aux femmes qui entretiennent des relations avec des hommes mariés ou engagés dans une relation de ne jamais oublier de leur demander de porter un préservatif", poursuit Sigurd Vedal.

Diagnostics d’infection à Chlamydia et à gonocoque 

En 2016, le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à Chlamydia a été estimé à 267 097, soit un taux de 491 pour 100 000 habitants au sein de l'Hexagone, selon la dernière enquête de Santé Publique France. Les jeunes femmes de 15-24 ans sont les plus touchées, notamment en Ile-de-France et dans le Départements d’Outre-mer.

Par ailleurs, les données montrent que le nombre de diagnostics d’infection à Chlamydia et à gonocoque en 2016 a été multiplié par 3 par rapport aux estimations de l’année 2012. Ces pathologies, qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés, sont très contagieuses et peuvent entraîner de graves complications (douleurs pelviennes chroniques, stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH, transmission mère-enfant…).

Augmentation de l’incidence des IST

"La forte augmentation des diagnostics de ces infections constatée en 2016 peut être due à plusieurs facteurs. Elle peut s’expliquer tout d’abord par une sous-estimation des cas diagnostiqués en 2012 mais aussi par une intensification du dépistage et l’amélioration de la sensibilité des tests utilisés et enfin, par l’augmentation de l’incidence de ces IST elles-mêmes", précise Florence Lot, responsable de l'unité VIH/sida, hépatites B et C, IST à Santé publique France.

Concernant plus particulièrement le VIH, dont aucun traitement ne vient à bout à ce jour, le dernier rapport d’Onusida rappelle que les nouvelles infections sont en augmentation dans une cinquantaine de pays. En Europe de l’Est et en Asie centrale, le nombre annuel de nouvelles infections à VIH a doublé ces vingt dernières années. 

A l’échelle mondiale, les infections à VIH n’ont diminué que de 18% au cours des sept dernières années, passant de 2,2 millions en 2010 à 1,8 million en 2017. Bien que ce chiffre représente presque la moitié du nombre de nouvelles infections par rapport à 1996, lorsque ce nombre était au plus haut (3,4 millions), la baisse n’est pas assez rapide pour atteindre l’objectif de moins de 500 000 nouvelles infections à VIH d’ici 2020.

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