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QUESTION D'ACTU

Environnement et génétique

Médicaments, pollution : pourquoi les personnes réagissent-elles différemment au même environnement ?

Des chercheurs américains ont tenté de comprendre pourquoi toutes les personnes ne réagissaient pas de la même façon à un traitement médical ou aux effets de la pollution. Voici leurs premiers résultats.

Médicaments, pollution : pourquoi les personnes réagissent-elles différemment au même environnement ? intararit /iStock

  • Publié 30.06.2018 à 11h55
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Pourquoi les personnes réagissent-elles différemment au même environnement ? Telle est la question que se sont posé des chercheurs de la North Carolina State University et de l'Oregon State University, aux Etats-Unis. Les travaux publiés dans la revue Envrionmental Health Perspectives pourraient expliquer la sensibilité chimique des humains.

"Nous pensons que l'interaction entre la génétique d'un individu et l'environnement est la clé pour répondre à des questions du genre : 'Pourquoi certains médicaments sont-ils efficaces chez certaines personnes, mais pas chez d'autres ? ou 'Pourquoi la pollution affecte-t-elle les gens différemment ?'", explique David Reif, professeur agrégé de biologie à North Carolina State University et co-auteur de l'étude. "Nous voulions aborder deux problèmes connexes : parmi les dizaines de milliers de produits chimiques auxquels nous sommes exposés, certains provoquent-ils une sensibilité différentielle (c'est-à-dire que certaines personnes y seraient sensibles et d'autres non, NDLR) et y a-t-il des facteurs génétiques pour expliquer cette différence ?"

Mieux comprendre "la façon dont les risques peuvent différer"

Pour le savoir, les chercheurs ont regroupé plusieurs produits chimiques ayant suscité des réponses différentes chez les humains. L'un de ces milliers de produits chimiques potentiels était l'abamectine, un antiparasitaire couramment utilisé qui a montré une sensibilité différentielle chez le poisson zèbre. 

Les chercheurs ont examiné l'effet de ce produit sur le poisson zèbre au cours des premiers stades de développement : ils ont comparé les génomes de poisson zèbre affecté (anormalement développé) à ceux non affectés (normalement développé) et ont découvert une association avec le gène Sox7, qui contrôle la façon dont le corps se forme chez les animaux vertébrés. Plus précisément, le poisson zèbre affecté par l'abamectine avait une variante légèrement différente du gène sox7 que les individus non affectés. 

"Cette étude est un point de départ pour confirmer que les individus peuvent réagir différemment aux produits chimiques, sur la base de leur profil génétique", explique David Reif. "Notre approche de criblage à haut débit nous permet de rechercher des relations entre la génétique et l'exposition environnementale" et de d'avoir une meilleure "compréhension de la façon dont les risques peuvent différer d'une communauté à l'autre".

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