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Chirurgie de l'obésité : les adolescents souffrant de troubles psychiatriques ont aussi le droit d'être opérés

Des chercheurs ont établi que les troubles psychiatriques des adolescents atteints d’obésité grave n’avaient aucune valeur prédictive quant à la perte de poids post-chirurgicale qu’ils pouvaient atteindre.

Chirurgie de l'obésité : les adolescents souffrant de troubles psychiatriques ont aussi le droit d'être opérés HAYKIRDI/istock

  • Publié 02.06.2018 à 08h20
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On en parle peu, mais les adolescents atteints d’obésité grave souffrent aussi souvent de troubles psychiatriques. Il peut s’agir d’anxiété, de dépression, de TDHA (troubles de l’attention) ou encore de rapports anormaux à l’alimentation (boulimie).

Aucune valeur prédictive

Jusqu’ici, les médecins partaient du postulat que le ou les troubles psychiatriques de leur patient obèse devaient l’empêcher de subir une chirurgie bariatrique, car ils ne seraient selon eux pas assez stables pour suivre le régime alimentaire que ce type d’intervention implique. Une nouvelle étude, publiée dans Pediatrics, vient pourtant de démontrer le contraire.

Les chercheurs ont établi que les troubles psychiatriques des adolescents atteints d’obésité grave n’avaient aucune valeur prédictive quant à la perte de poids post-chirurgicale qu’ils pouvaient atteindre. Pour ce faire, ils ont comparé le parcours de différents types d’adolescents atteints d'obésité sévère ayant subi une gastrectomie (intervention chirurgicale qui consiste à retirer une partie ou la totalité de l'estomac, NDLR). Ils n’ont noté aucune différence significative au niveau de la perte de poids des patients ayant des troubles psychiatrique et ceux qui n’en avaient pas. Tous les participants de l’étude ont été évalués 3 et 6 mois après leur intervention.

Aucun fondement scientifique

"Contrairement à d'autres interventions qui peuvent être influencées par des facteurs culturels ou socioéconomiques, la gastrectomie offrent à tous les adolescents atteints d’obésité sévère la même chance de réussir à perdre du poids. Plus important encore, aucun fondement scientifique ne peut désormais justifier de refuser cette chirurgie à un adolescent souffrant de troubles psychiatriques", conclut l’auteure de l’étude Eleanor Mackey.

L’équipe précise tout de même que l’évaluation psychiatrique des patients reste une étape cruciale avant la chirurgie. Elle a pour objectif de suivre ce type de cohorte à plus long terme.

6,5 millions de personnes sont considérées comme obèses

Le diagnostic permet de déterminer le type d'obésité en fonction de l'IMC, à savoir :

de 25 à 30 : surpoids ;
30 à 35 : obésité modérée ;
35 à 40 : obésité sévère ;
au-dessus de 40 : obésité morbide.

En France, 6,5 millions de personnes sont considérées comme obèses (soit 14,5% de la population adulte). La proportion des personnes obèses est passée de 8.5% à 14,5% entre 1997 et 2009. L'augmentation de la prévalence est observée dans toutes les tranches d'âge de la population, y compris les adolescents. Cependant, celle-ci semble plus importante chez les femmes (15,1%) que chez les hommes (13,9%).

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