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QUESTION D'ACTU

Nanoparticules de dioxyde de titane

Alimentation : le gouvernement veut interdire les bonbons et les plats préparés à base de dioxyde de titane

La secrétaire d’Etat au Développement durable Brune Poirson a annoncé vouloir retirer du marché les nanoparticules de dioxyde de titane (E171), utilisées comme colorant pour fabriquer les bonbons, les plats préparés... et les médicaments. 

Alimentation : le gouvernement veut interdire les bonbons et les plats préparés à base de dioxyde de titane :lori / Istock

  • Publié 18.05.2018 à 20h20
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Après la mise au pilori des acides gras trans, encore une initiative qui va dans le bon sens. La secrétaire d’Etat au Développement durable Brune Poirson a annoncé vouloir retirer du marché les nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées comme colorant pour fabriquer les bonbons et les plats préparés : "nous souhaitons suspendre avant la fin de l’année l’utilisation de cette substance comme additif alimentaire en France. La France a d’ores et déjà saisi la Commission européenne afin de demander aussi des mesures à ce niveau, dès lors que le dioxyde de titane est susceptible de constituer un risque sérieux pour la santé humaine."

Cancer du colon

Sur les étiquettes alimentaires, le nom de code du dioxyde de titane est "E171". En janvier dernier, l’Anses avait été saisi par les ministères chargés de l’Economie, de la Santé et de l’Agriculture, interpellés par une étude menée par l’l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) sur des rats. Les chercheurs y avaient démontré que les nanoparticules de dioxyde de titane étaient responsables de lésions précancéreuses dans le côlon. Ils ont également montré que cette substance chimique était capable de traverser la paroi de l’intestin et de se retrouver dans la circulation sanguine.

Les confiseurs avaient déjà pris les devants début 2017. Ils se sont engagés collectivement à se passer de dioxyde de titane, chacun à son rythme. Verquin, producteur des fameuses Têtes brûlées, n’utilise plus cet additif depuis décembre, tout comme les fabricants des Arlequins et des Malabars.

Doliprane, Advil, Spasfon

Au-delà de l’industrie des friandises, Stéphen Kerckhove, président d’Agir pour l’environnement, rappelle qu’on trouve l’E171 dans à peu près tous les plats préparés. EN 2016, l’association en avait détecté dans 150 aliments, depuis les gâteaux Napolitain de Lu jusqu’aux épices pour guacamole de Carrefour, en passant par la blanquette de veau en conserve de William Saurin.

Reste à savoir si cette bonne initiative gouvernementale s’étendra au-delà de la jungle alimentaire. "Nous réclamons l’interdiction la plus large possible qui ne concerne pas que notre alimentation mais tout ce qui peut nuire à la santé", plaide encore Stéphen Kerckhove dans Le Parisien. Selon l’association UFC-Que choisir, plus de 4000 médicaments, souvent très courants (Doliprane, Advil, Spasfon…), cachent eux aussi des nanoparticules de dioxyde de titane utilisées comme colorant.

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