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Rhumatologie

Arthrose de la hanche : l'injection intramusculaire simplifie l'administration d'un cortocoïde

Une injection intramusculaire de glucocorticoïdes serait aussi efficace et beaucoup moins difficile que la voie intra-musculaire pour traiter l’arthrose de la hanche en poussée, selon une nouvelle étude. 

Arthrose de la hanche : l'injection intramusculaire simplifie l'administration d'un cortocoïde Eziutka / istock

  • Publié 15.05.2018 à 08h02
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Alors que l'injection intra-articulaire est normalement de mise pour traiter l’arthrose la hanche lorsqu'il existe une poussée évolutive résistante aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens et au repos, cette voie d'administration est compliquée à mettre en œuvre et n'est pas sans risque.
Une injection intramusculaire de glucocorticoïdes serait aussi efficace, selon une nouvelle étude. L'une des nouvelles options qui s'offrent dans le traitement de cette maladie fréquente.

40 mg d'acétate de triamcinolone dans la fesse

L’essai, publié dans Annals of the Rheumatic Disease, est parti du constat que l'injection intra-articulaire de la hanche était une procédure trop invasive. Pour mettre au point de nouveaux traitements, les scientifiques ont décidé d’étudier une cohorte de 107 patients souffrant arthrose douloureuse la hanche. Un premier groupe s’est vu injecter 40mg d'acétate de triamcinolone dans le muscle fessier, quand le deuxième groupe n’a reçu qu’une injection placebo.
Deux semaines plus tard, les résultats étaient nets : les patients ayant reçu des glucocorticoïdes avaient beaucoup moins mal à la hanche que ceux auxquels on n’avait rien injecté. Cet effet a perduré les 12 semaines suivantes, tant au niveau de la douleur ressentie au repos qu’à celui de la douleur ressentie pendant la marche.

Alimentation saine

Selon une nouvelle étude, il serait également possible de diminuer les symptômes de l’arthrose en adoptant une alimentation et un mode de vie sain. Menée par l’Université du Surrey, en Angleterre, et publiée dans la revue Rheumatology, la recherche a examiné dans 68 travaux antérieurs le lien existant entre l’alimentation et l’autogestion des douleurs de l’arthrose.
Ses résultats, concluants, incitent les personnes souffrant de la maladie à réduire leur apport calorique, à faire régulièrement de l’exercice et à consommer des acides gras essentiels pour diminuer les douleurs articulaires.

Pas encore de traitement spécifique

Dans la plus grande étude génétique à ce jour sur l’arthrose, neuf nouveaux gènes de la maladie ont été découverts par des scientifiques de l'Université de Sheffield, dont 5 directement impliqués dans l’aggravation de la maladie. Les résultats, publiés dans Nature Genetics, pourraient ouvrir la porte au développement de nouveaux traitements ciblés pour cette maladie débilitante qui n’a pas encore de traitement spécifique.

L'arthrose est la maladie musculo-squelettique la plus répandue et l'une des principales causes d'invalidité dans le monde. Ses liens avec différentes maladies associées (diabète, hypercholestérolémie, obésité) ne sont encore pas bien compris.

Maladie articulaire chronique, l’arthrose touche le cartilage (le tissu qui recouvre les extrémités des os dans une articulation). À certains moments, le cartilage se dégrade plus rapidement, provoquant ce que l’on appelle des crises d’arthrose, ou poussée inflammatoire évolutive, généralement très douloureuses. Le reste du temps, de nombreuses douleurs associées aux raideurs empoisonnent la vie des patients, et ce malgré la consommation d'antidouleurs.
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