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Cancer du poumon: l’association d’une immunothérapie à la chimiothérapie améliore la survie

Chez les malades souffrant d’un cancer du poumon métastasé, l’association d’une immunothérapie à la chimiothérapie améliore la survie de 50%.

Cancer du poumon: l’association d’une immunothérapie à la chimiothérapie améliore la survie Eraxion/istock

  • Publié 18.04.2018 à 18h20
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Dans le cancer du poumon le plus fréquent, le cancer bronchique non à petites cellules, une nouvelle étude présentée à un congrès de cancérologie américain, l’AACR, démontre l’intérêt d’associer l’immunothérapie à la chimiothérapie habituelle dans les formes métastasées.

L’immunothérapie consiste à bloquer un récepteur PD-1 ou PD-L1, situé à la surface des cellules, et qui intervient dans le camouflage des cellules cancéreuses vis-à-vis du système immunitaire.

L’étude KEYNOTE-189, réalisée dans le cancer du poumon métastatique, confirme des résultats d’autres immunothérapies dans des études précédentes, à savoir des taux de réponse des cancers de près de 70% lorsqu’elle est associée à la chimiothérapie de référence, versus 50% avec la chimiothérapie seule.

Une étude dans le cancer du poumon métastasé

KEYNOTE -189 est un essai contrôlé avec une évaluation indépendante (en double aveugle), sur 616 malades, qui a comparé le pembrolizumab, un anticorps anti-PD-L1, au placebo, en plus d’une chimiothérapie standard (pemetrexed et cisplatine ou carboplatine).

Les malades avaient un cancer bronchique non à petites cellules, métastatique, sans mutation EGFR ou ALK qui aurait pu faire indiquer un traitement spécifique. Les 2 critères principaux sont la survie globale et la survie sans progression de la maladie. 

Amélioration de la survie

Au terme d’un suivi de 12 mois, la survie globale est de 69,2% chez les patients du groupe immunothérapie (pembrolizumab) versus 49,4% dans le groupe placebo. La survie sans progression de la maladie (médiane de survie sans progression) est également en faveur de l’immunothérapie avec 8,8 mois et de 4,9 mois dans le groupe placebo. 

La fréquence des effets indésirables sévères, ceux de grade 3 ou plus, n’est pas différente entre les 2 groupes, ce qui suggère que l’immunothérapie n’aggrave pas la toxicité de la chimiothérapie : ils sont retrouvés chez 67,2% des patients du groupe pembrolizumab et chimiothérapie versus 65,8% du groupe placebo et chimiothérapie.

Une réponse indépendante des tests prédictifs

Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal anti-PD-L1 et il serait dont logique que l’efficacité de cette immunothérapie soit dépendante du nombre de cellules où il existe du PD-L1. En réalité, il s’agit d’un anticorps bloquant et les tests de mesure du statut PD-L1 semblent assez peu performants : il est donc fréquent d’observer dans les études une certaine déconnexion entre le statut PD-L1 et l’efficacité du traitement.

Dans KEYNOTE -189 tous les malades du groupe pembrolizumab ont eu un bénéfice, quel que soit le niveau d’expression de l’antigène PD-L1 à la surface des cellules de leur cancer : c’est le cas même chez les malades dont l’expression du PD-L1 est inférieure à 1%. Cependant les meilleurs résultats sont obtenus quand il existe une expression supérieure à 50%.

Ces résultats montrent qu’il y aurait intérêt de l’association immunothérapie et chimiothérapie dans le cancer du poumon, l’hypothèse est qu’une partie des cellules cancéreuses sont détruites par la chimiothérapie ce qui active le système immunitaire rend la tumeur plus visible pour lui.

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