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Sleep Cycle, Sleep Better

Orthosomnie : un nouveau trouble du sommeil de plus en plus diagnostiqué

Une nouvelle étude dénnonce les effets pervers des applications permettant d'évaluer la qualité du sommeil de chacun.

Orthosomnie : un nouveau trouble du sommeil de plus en plus diagnostiqué asinv / Istock

  • Publié 08.04.2018 à 20h30
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Fitbit, Apple Watch, Nike Fuel Band… De plus en plus de patients surveillent leurs habitudes de sommeil via des applications, ce qui n’est pas sans effets pervers. Selon une nouvelle étude publiée par le Journal of Clinical Sleep Medecine, certains tombent dans "une quête perfectionniste du sommeil idéal afin d'optimiser la fonction diurne" et développent de mauvaises habitudes. Dans les cas les plus extrêmes, les chercheurs estiment que les addicts du contrôle du sommeil souffrent d’orthosomnie.

Oublier d'écouter le corps

10 % des adultes américains utilisent régulièrement un appareil de suivi du sommeil, et 50 % d'entre eux envisageraient d'en acheter un. Après avoir répondu à une série de questions telles que le nombre d’heures de sommeil souhaitées ou l’heure du dernier repas, les patients posent l’appareil à côté du lit et sombrent dans les bras de Morphée. Au matin, ils peuvent voir combien de temps ils ont dormi et de quelle manière (sommeil profond, léger, éveillé…).

"Il y a un nombre croissant de patients qui cherchent un traitement après s'être auto-diagnostiqué des troubles du sommeil comme l'insomnie ou la durée de leur nuit" au point d’oublier d’écouter leur corps, explique l'étude menée par le docteur américain Kelly Glazer Baron. Le cas d’un patient venant consulter pour "irritabilité, troubles cognitif et fatigue" à chaque fois que son application indiquait qu’il n’avait pas dormi huit heures par nuit est cité en exemple. Surveiller son cycle de sommeil était devenu une source d’angoisse, et donc complètement contre productif pour améliorer la qualité de son sommeil.

Stressée à force de trop quantifier

Dans la même dynamique, l’étude indique que certains patients se forcent à rester au lit pour être surs d’avoir le bon nombre d’heures de sommeil, et ce même s’ils ne sont pas fatigués.

"J'en suis venue à redouter de ne pas dormir chez moi, car à chaque fois que je cochais la case "je ne dors pas dans mon lit", l'application me disais que j'avais mal dormi le lendemain. Passer une nuit chez une copine devenait une véritable appréhension, et pareil les soirs de pleine lune. J'étais complètement stressée à force de trop quantifier", raconte Amandine au Huffington Post.

Les Français dorment en moyenne 7h05 en semaine et 8h10 le week-end. 1/4 des Français se plaignent de manquer de sommeil, notamment les jours de travail, et 1/3 déclarent souffrir de troubles du sommeil. Pour y remédier, une récente étude sur le manque de sommeil des jeunes indique qu’il faut notamment rester le plus loin et le plus tôt possible de son portable avant de se coucher.

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