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Maladie auto-immune

Lupus : le sirolimus efficace dans les formes résistantes aux traitements habituels

Des chercheurs américains ont évalué l’intérêt du sirolimus dans le cadre d’un essai clinique prospectif chez les malades souffrant de lupus érythémateux disséminé résistant aux médicaments habituels.

Lupus : le sirolimus efficace dans les formes résistantes aux traitements habituels Michail_Petrov-96/

  • Publié 27.03.2018 à 17h38
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Les personnes souffrant de lupus érythémateux disséminé ont un dysfonctionnement de certains globules blancs, les lymphocytes T, en rapport avec l’activation de la voie mTOR. Le sirolimus est composé de rapamycine, substance qui inhibe la prolifération de ces lymphocytes T.

Des chercheurs de l’université de New York ont évalué l’innocuité, la tolérance et l’efficacité du sirolimus chez des malades souffrant de lupus érythémateux disséminé, cliniquement actif, et résistants ou intolérants aux traitements habituels. Le sirolimus permet de diminuer l'activité de la maladie au bout de 12 mois de traitement. Leurs résultats sont publiés dans le Lancet le 15 mars 2018.

Evaluation de la pathologie selon des scores 

Les chercheurs ont évalué, chez des malades répondant à au moins 4 des 11 critères diagnostiques de LED selon ceux qui sont définis par l’American College of Rheumatology.

56 participants ont été traités avec du sirolimus pendant 12 mois. Le principal critère d’évaluation était la diminution de l’activité de la maladie évaluée à l’aide de l’indice du British Lupus Assessment Group (BILAG) et de l’indice d’activité du lupus érythémateux disséminé (SLEDAI), 2 indices validés au plan international.

Amélioration progressive des scores de la maladie

Au cours des 12 mois de l'étude, 11 des 40 malades éligibles ont arrêté le traitement à cause d’une intolérance (n=2) ou d'une non observance (n=9). Les scores d’activité de la maladie ont diminué chez 16 (55%) des 29 malades ayant pris le traitement jusqu’au bout des 12 mois. Après 1 an de traitement, le score moyen SLEDAI est passé de 10 à 4 et le score moyen de l’indice BILAG est passé de 28 à 17.

Par ailleurs la dose moyenne de prednisone nécessaire au contrôle de l’activité de la maladie est passée de 7 à 2 mg par jour après 12 mois de traitement. La fonction hépatique et le nombre de lymphocytes T sont restés constants. En revanche, on a observé une réduction modérée du HDL-cholestérol, du taux de neutrophiles et de l’hémoglobine. La numération plaquettaire était quant à elle légèrement élevée.

Un traitement de 12 mois avec du sirolimus permet d’obtenir une amélioration progressive de l’activité de la maladie lupique mais  des essais contrôlés contre traitement de référence sont justifiés pour mieux définir la place du blocage mTOR dans le traitement du lupus.

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