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Alcoolisme féminin : ces signes qui peuvent nous alerter

Une campagne lancée par Addict Aide ce lundi met en avant l'alcoolisme féminin dont souffrent au moins 500 000 Françaises et nous montre ces signes qui peuvent nous alerter.

Alcoolisme féminin : ces signes qui peuvent nous alerter kmiragaya/Epictura

  • Publié 12.02.2018 à 18h30
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"Il est facile de passer à côté de l’addiction d’un proche". Tel est le message de la nouvelle campagne lancée ce lundi par Addict Aide, pour alerter sur l’alcoolisme féminin. On estime en France, qu’entre 500 000 et un million de femmes sont dépendantes à l’alcool. Bien plus stigmatisées par la société que ne le sont les hommes, les femmes alcooliques passent pour des mères irresponsables, des femmes légères, sottes, fragiles. Mais l’alcoolodépendance est une maladie sérieuse, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1978.

"Le secret de Laurence"

Pour sensibiliser le public à la situation des femmes alcooliques qui se mûrent souvent dans le silence par honte, l’association a reproduit l’appartement qu’occupait Laurence Cottet entre 2004 et 2010. Tâche de vin sur le tapis, frigo vide, miroirs brisés, bouteille de parfum ouverte… l’appartement porte l’histoire de cette ancienne cadre supérieure alcoolique. 7000 personnes ont enquêté dans les lieux, réellement ou virtuellement, pour découvrir "le secret de Laurence". Qui est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Les théories vont bon train : "Laurence a été assassinée" ; "C’est un vampire qui lutte contre son état naturel"…

Mais aucune des 7000 personnes n’a compris que Laurence était en fait alcoolique. Que son frigo était vide parce qu’elle ne se nourrissait que d’alcool. Que sa bouteille de parfum lui servait de réserve. Que les miroirs étaient brisés parce qu'elle ne pouvait plus se regarder en face. "Il est facile de passer à côté de l’addiction d’un proche".

Consommation récréative ou excessive ?

Comment reconnaître les signes ? Si une personne de votre entourage a continuellement besoin de boire de l’alcool pour se détendre, déglutit avec avidité, en cachette ou recherche des situations où elle a l’occasion d’en consommer, cela doit vous alerter. Si vous la voyez incapable de réduire sa consommation, c’est que le problème se pose. Il arrive que certaines personnes ne boivent pas pendant quelques jours, mais qu’elles abusent de l’alcool le week end. Ou encore, qu’elles boivent un ou deux apéros par jour. En apparence, cette consommation peut paraitre anodine. Mais souvent, elles vivraient mal le fait de passer une journée sans leur dose quotidienne.

Inquiétez vous également si un proche néglige son travail, ses activités, ses responsabilités ou des tâches ménagères à cause de l’alcool. C’est que la boisson occupe une place désormais trop importante dans sa vie. Au fur et à mesure, la consommation d’alcool d’une personne dépendante augmente de plus en plus. Elle doit satisfaire son organisme qui s’y est habitué et qui en réclame toujours plus. La fréquence augmente et l’usage sans dommage précède l’usage à risque. Quand le corps réclame l’alcool, c’est que la dépendance est installée.

Le changement de comportement

L’alcool étant un produit psychoactif qui agit sur le fonctionnement du cerveau, il modifie l’état de conscience et la perception des choses. A faible dose, il procure une sensation d’euphorie, d’excitation, aide certaines personnes à prendre confiance en elles, à se désinhiber. En cas d’ivresse, il peut devenir destructeur sur les plans familiaux, amicaux, professionnels, sexuels ou même sociaux.

Une personne addict peut se renfermer, s’isoler chez elle pour boire sans être épiée ou jugée. A l’inverse, l’ivresse peut en désinhiber d'autres et les pousser à commettre l’irréparable. Une personne alcoolique adoptera de nouvelles habitudes pour pouvoir boire, changera de comportements, adaptera son mode de vie à sa bouteille. Ne fermez pas les yeux.

 

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