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Chaud et froid

Le grand froid et la canicule augmentent le taux de mortalité en France

Les périodes de canicule et de grand froid augmentent le taux de mortalité en France, mais de manières différentes. Alors que la mortalité grimpe les premiers jours de fortes chaleurs, le grand froid a un effet plus diffus et retardé.

Le grand froid et la canicule augmentent le taux de mortalité en France Jayjaynaenae/epictura

  • Publié 14.12.2017 à 08h30
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L’épisode caniculaire de 2003 a marqué les esprits. Outre les températures spectaculaires – plus de 44 degrés observés dans le Gard –, c’est le nombre de décès qui a poussé les autorités publiques à réagir. En France, 19 490 personnes ont perdu la vie à cause de ces fortes chaleurs. Pourtant, le froid a causé plus de décès en France que la chaleur entre 2000 et 2010 : il a été responsable de 3,9 % des décès contre 1,2 % pour la chaleur.

Le froid, un effet plus diffus

Selon une étude de l’Institut de veille sanitaire publiée ce mardi, la canicule, mais aussi les périodes de grand froid ont des incidences notables sur la mortalité. Alors que les fortes chaleurs ont un effet immédiat sur le taux de mortalité, le grand froid n’a une incidence qu’à partir du deuxième jour.

L’impact du froid sur le taux de mortalité ne débute qu’à partir du deuxième jour d’exposition et persiste au moins 21 jours. Au total, l’institut a observé que 46 256 décès sont attribuables au froid, et 13 855 à la chaleur en 2000 et 2010. Cette différence s’explique par le fait qu’on observe plus de périodes de grand froid que de fortes chaleurs dans l’Hexagone.

95 % de mortalité supplémentaire dans les trois premiers jours de canicule

Quant aux températures chaudes, elles ont un effet immédiat : leur impact se concentre essentiellement sur les trois premiers jours d’observation. Cumulée sur 21 jours, la mortalité augmente de 95 % par rapport à la mortalité attendue en période habituelle.

L’institut de veille sanitaire préconise de mener une réflexion pour limiter l’impact des fortes chaleurs sur la qualité de vie et la santé des personnes dites fragiles. D’autant que les décès dus aux fortes températures surviennent à des températures bien en-deçà des seuils d’alerte du Plan national canicule.

Autre point : si, pour le moment, les épisodes de grand froid sont plus nombreux que ceux de fortes chaleurs, la tendance pourrait bien s’inverser dans les prochaines années. L’épisode caniculaire comme celui de 2003 pourrait être considéré comme normal à la fin du siècle.

 

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