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QUESTION D'ACTU

Anti-PD1/PDL1

L’immunothérapie représente une nouvelle solution dans les cancers de l’œsophage en stade avancé

Une immunothérapie apporte un réel espoir dans le cancer de l’œsophage en stade avancé. Une maladie qu’aucune chimiothérapie actuelle ne permet de stabiliser.

L’immunothérapie représente une nouvelle solution dans les cancers de l’œsophage en stade avancé maya2008/epictura

  • Publié 05.12.2017 à 11h31
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Les patients souffrant d'un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne ont généralement un mauvais pronostic et les recommandations actuelles n’offrent aucun traitement spécifique dans ce cas de figure.
L’immunothérapie anti-PD1 représenterait une nouvelle opportunité pour ces malades selon une étude contrôlée contre placebo qui a été publiée dans The Lancet.

Les malades en échec de traitement

Un groupe de chercheurs a évalué l'efficacité et l'innocuité d’une immunothérapie, le nivolumab, un anticorps monoclonal anti-PD-1 chez des patients atteints d'un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne en échec d’au moins 2 chimiothérapies.
Pour ce faire, des patients avec ce type de cancer et intolérants à un traitement standard ou à d'autres anticorps thérapeutiques agissant sur la régulation des lymphocytes T ont été recrutés. Ils ont été tirés au sort en 2 groupes : le premier groupe recevait 3 mg/kg de nivolumab et le 2e groupe recevait un placebo par voie intraveineuse toutes les 2 semaines.
Le traitement de l'étude a été poursuivi jusqu'à progression de la maladie selon l'investigateur ou à l'apparition de toxicités nécessitant un arrêt définitif.

Le nivolumab suscite l’espoir

Ni les malades, ni les chercheurs ne connaissaient le traitement qu’ils recevaient. Le critère d'évaluation principal était la survie globale dans la population en intention de traiter. L'innocuité a été analysée chez tous les patients ayant reçu au moins une dose de traitement à l'étude.
Le doublement de la survie globale dans le groupe nivolumab en monothérapie (26,2 mois contre 10, 6 mois dans le groupe placebo) démontre que le nivolumab, ou un autre inhibiteur du PD1/PDL1, pourrait être une nouvelle option de traitement chez les malades souffrant d'un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne. La tolérance observée dans cette population de malades est cohérente à ce qui a été observé dans les autres études nivolumab sur d’autres cancers, sans nouvelle toxicité par rapport à ce qui est connu.

Cette étude a permis le lancement d’autres études avec le nivolumab dans le cancer de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne dans diverses configurations d’association à la chimiothérapie et à des stades antérieurs du cancer.

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