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QUESTION D'ACTU

Un nouveau traitement

La maladie de Lapeyronie, ou quand la verge est déviée en érection

La maladie de Lapeyronie est un peu taboue, mais elle touche 10 % des hommes. Souvent sans conséquences, mais quelquefois avec des répercussions importantes sur les relations sexuelles. Heureusement, un nouveau traitement semble efficace.

La maladie de Lapeyronie, ou quand la verge est déviée en érection SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 26.11.2017 à 07h05
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C'est François de Lapeyronie, chirurgien du roi Louis XV, qui a donné son nom à cette maladie qu'il a été le premier à décrire. Elle se traduit par une infiltration du tissu de soutien de la verge. L’enveloppe des corps caverneux devient fibreuse. Le plus souvent, cela n'a aucune conséquence. Heureusement parce qu'elle touche 10 % des hommes ! En moyenne, à la cinquantaine, mais parfois chez des patients beaucoup plus jeunes, et inversement beaucoup plus âgés. Il existe parfois un terrain prédisposant, notamment ceux qui ont une maladie des mains appelée la maladie de Dupuytren, mais il faut reconnaître que les médecins ne savent pas très bien pourquoi apparaît cette maladie.

La verge trop coudée et douloureuse

Pour la plupart des hommes qui en souffrent, il n'existe pas de phases douloureuses, mais la verge se coude peu à peu. Lorsque la déformation est trop importante, elle peut occasionner un handicap érectile et fonctionnel extrêmement important, avec des courbures de la verge qui peuvent empêcher toute possibilité de rapport sexuel, et également des douleurs et des troubles de l’érection. Elle se stabilise souvent après une période de quinze à vingt-quatre mois et souvent régresse légèrement. C'est lorsque les relations sexuelles deviennent difficiles, que la déformation interdit certaines positions, que les hommes atteints consultent un spécialiste. 

Les traitements médicaux peuvent au mieux diminuer l’évolutivité potentielle de la maladie. Dans la plupart des cas, au bout de 12 à 18 mois, la maladie est stabilisée, avec un handicap qui est parfois majeur, en termes de courbure, en termes de rigidité.

Si c'est le cas et que les effets sur la vie sont handicapants, la seule solution existante était une intervention chirurgicale avec différentes alternatives, soit les plicatures, qui consistent à remettre la verge droite, soit l’incision et l’excision de la plaque, avec la mise en place d’un greffon pour essayer d’améliorer, de diminuer le risque de raccourcissement, ou alors la solution de la mise en place d’un implant pénien lorsque la rigidité n’est pas optimale malgré les traitements.

Un nouveau traitement efficace

Il existe désormais un nouveau traitement, une collagénase, qui est une substance qui va permettre, au niveau local, de dissoudre progressivement les fibres de collagène et donc de fibrose.

60 à 70 % des patients sont améliorés, certes de façon partielle, mais cela peut permettre dans certaines situations d’éviter une intervention chirurgicale, ou de la faciliter. Cette option doit désormais être proposée à tout patient qui présente une maladie de Lapeyronie stabilisée, et en alternative à la chirurgie.

Réalisé à partir d'une interview du Docteur Antoine Faix, chirurgien urologue et andrologue à Montpellier, lors du congrès de l'Association Française d'Urologie, l'AFU, qui s'est tenu du 15 au 18 novembre à Paris.

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