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QUESTION D'ACTU

Sauvés par l’exercice physique

Mal au dos : rebouger le plus vite possible...

L'Assurance maladie lance une campagne d’information qui s’adresse au grand public, mais aussi aux professionnels de santé et aux entreprises. Pour lutter contre l’idée fausse que mal au dos rime avec besoin d’immobilité. Bien au contraire, il faut bouger ! Non pas sport, mais exercice physique.

Mal au dos : rebouger le plus vite possible... © 123RF-Seoterra

  • Publié 23.11.2017 à 14h57
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D’après un sondage BVA, un quart des Français pensent que la lombalgie est un problème grave et 7 sur 10 estiment que le repos est le meilleur remède. La fréquence de ce mal est telle que 69 % des médecins généralistes sont consultés tous les jours pour un problème de dos. 

« L’objectif de cette campagne est de faire passer le message que quand on souffre d’un lumbago, le repos est nocif et il faut se mobiliser », indique le Pr Olivier Lyon-Caen, médecin-conseil de l’Assurance maladie. « Et plus vite on se mobilise, plus tôt on sera guéri. » Le Pr Lyon-Caen insiste : « Cela réduit les dépenses de santé, mais pas au détriment de la qualité de la prise en charge. Et face à un risque de chronicisation, il faut renforcer immédiatement l’accompagnement et consulter d’emblée la médecine du travail, pour ne pas laisser la personne s’isoler. »

La lombalgie, c’est tout simplement le mal au dos, le mal « aux reins » comme on dit dans le langage populaire, bien que cet organe n’ait rien à voir à ce problème de colonne vertébrale dont soufrent, ont souffert ou souffriront 2 Français sur trois.

Ce n’est pas une fatalité

Le mal au dos aigu, c’est le « tour de reins » : le lumbago. Qui dure quelques jours, nécessite du repos, mais disparaît complètement. Lorsque il traîne, se reproduit plusieurs fois par an, c’est ce qu’on appelle une  lombalgie « chronique ». En résumé : la lombalgie aiguë, c’est quelques jours ; la lombalgie chronique, on parle là en semaines, mois, ou années… Ça gâche la vie, que vous soyez footballeur, intellectuel ou retraité !

Dans 90 % des cas, cela commence par ce que l’on appelle un «  tour de reins » dont la première cause est un faux mouvement ou un effort inhabituel. Par exemple le grand classique : soulever un carton de bouquins sans plier les jambes.

Que faut-il faire en cas de douleur aiguë du dos ?

Quelques conseils peuvent aider au soulagement de la lombalgie :

  • Continuer les activités habituelles en les adaptant afin de garder une position droite pour le dos.
  • Veiller à ne pas forcer et à éviter les mouvements brusques.
  • Vérifier que le lit n’est pas trop bas et que le matelas est de bonne qualité.

Il est aussi intéressant de recourir à la relaxation musculaire, surtout en cas de stress associé. Voici quelques positions de relaxation :

  • Étendu, le dos bien plaqué au sol, les jambes fléchies reposant sur l'assise d'une chaise, mains croisées derrière la tête.
  • Allongé sur le dos, ramener les deux genoux vers la poitrine, l'un après l'autre. Tenir les deux genoux ensemble et les tirer vers la poitrine.
  • Agenouillé, assis sur les talons, dos enroulé, front contre le sol et encadré par les coudes, les avant-bras reposant au sol.

Ces positions qui permettent de reposer le dos peuvent être pratiquées quelques instants tous les jours.

Faut-il se reposer en cas de lombalgie aiguë sans complication ?

Le repos au lit n’est absolument pas conseillé, les études scientifiques ont même montré qu’il risque paradoxalement de prolonger les douleurs.

Une reprise précoce des activités de la vie quotidienne est donc conseillée pour une meilleure préservation des muscles. Il est d’autre part démontré dans plusieurs études scientifiques qu’une reprise progressive des activités physiques favorise la guérison.

En cas d'activité professionnelle et si la douleur n'est pas trop importante, un arrêt de travail n’est pas toujours nécessaire. Quand le médecin prescrit un arrêt de travail, il tient compte de la nature du travail et des trajets pour s'y rendre.

Si le travail est sédentaire avec des durées de transport peu prolongées, l’interruption de travail n’est pas systématique. En revanche, si le travail est physique et les transports longs et difficiles, l'arrêt sera adapté à ces contraintes (de 3 jours en moyenne en cas de travail physique léger, à cinq semaines en cas de travail physique lourd).

 

 

 

 

 

 

 

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