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Journée Mondiale de la pneumonie

La pneumonie plus mortelle que le SIDA, le paludisme et la rougeole réunis

Dans le monde, près de deux millions d’enfants de moins de cinq ans décèdent tous les ans de la pneumonie, soit un toutes les 20 secondes. En France, 6 à 15 000 décès par an, à tous âges. Il existe pourtant un vaccin efficace…

La pneumonie plus mortelle que le SIDA, le paludisme et la rougeole réunis ktsdesign / Pix-5

  • Publié 12.11.2017 à 12h00
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Lorsque l’on demande aux médecins ce que leurs malades craignent le plus en cas de bronchite ou de grippe, ils répondent la pneumonie. C’est vrai que la pneumonie a mauvaise réputation. Surtout – l’expression fait partie du langage populaire – lorsqu’elle est double. Entendez par là qu’elle n’est pas deux fois plus grave, mais qu’elle touche en fait les deux poumons. La pneumonie commence, en effet, souvent après une grippe, un rhume ou une angine. Elle survient brutalement avec une forte fièvre, un état de malaise général et surtout un point de côté, un véritable coup de poignard qui bloque la respiration. Si à ce stade, on fait une radiographie du poumon, on voit comme une espèce d’opacité qui recouvre tout un lobe. Même si des formes foudroyantes, souvent mortelles, se rencontraient assez souvent autrefois – d’où la mauvaise réputation de la pneumonie – heureusement, aujourd’hui grâce aux antibiotiques on ne doit pas connaître de complication respiratoire ou de suppuration dans la plèvre.

Un responsable :  le pneumocoque

La pneumonie étant en majorité due à un méchant microbe, le pneumocoque, le médecin prescrit donc de préférence le meilleur tueur de pneumocoque, la pénicilline, ce superbe antibiotique que tout le monde vénère. Oui mais l’anarchie des traitements antibiotiques de la fin du XXème siècle a donné naissance à des pneumocoques dont près de la moitié sont devenus résistants à la pénicilline. C’est pourquoi, si les signes ne s’améliorent pas, vers le deuxième ou troisième jour, le médecin va prescrire un autre antibiotique d’une autre famille. Le problème se complique lorsque l’on sait que ces « supers pneumocoques résistants » sont également, dans leur majorité insensible, à plusieurs antibiotiques à la fois. C’est pourquoi, le pneumocoque adorant passer dans le sang, sur les 130 000 cas de pneumonies survenant chaque année en France, 5000 se terminent par des septicémies ou des méningites.

Le vaccin est efficace

 On estime que le pneumocoque est la cause réelle de 6000 à 15000 décès par an en France. C’est pourquoi, il paraît incroyable que le vaccin qui protège de cette bactérie, soit aussi peu populaire. Ce vaccin est efficace contre 90 % des pneumocoques et la quasi-totalité des pneumonies.Cette vaccination va désormais faire partie des 11 vaccins obligatoires pour les enfants et dont la date d’application (théoriquement le 1er janvier 2018) suscite une polémique très vive. 

Si les enfants sont très affaiblis par le pneumocoque, il faut savoir que 40 % des décès surviennent au-delà de 60 ans. Car en dehors des gros fumeurs ou des malades graves, le pneumocoque privilégie l’âge.

Virus de la grippe et bactérie du pneumocoque sont aux aguets en cette période d'hiver. Chez les gens âgés, les traitements ne suffisent pas à empêcher un fort taux de mortalité. Il est donc fortement conseillé de se faire vacciner gratuitement tous les ans contre la grippe. Pour le pneumocoque on recommande ce vaccin après 65 ans, surtout pour ceux qui vivent en institution et chez tous ceux qui – mais cela compte à tous les âges de la vie à partir de deux ans – sont fragilisés par certaines maladies graves.

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