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QUESTION D'ACTU

Ils sont à risque !

Femmes enceintes et seniors, victimes de la dépression

Les recommandations de la HAS (qui sont une sorte de guide officiel de la médecine) pour la dépression nerveuse, viennent d’être publiées, avec un chapitre spécial pour les femmes enceintes ou allaitantes et les gens âgés.

Femmes enceintes et seniors, victimes de la dépression deepspacedave/epictura

  • Publié 09.11.2017 à 12h05
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La dépression des gens âgés est une maladie fréquente qui se traduit souvent par un suicide si on ne la traite pas, ce qui est assez simple et très efficace. C’est pourquoi la HAS recommande aux médecins, en particulier les généralistes, d’être vigilants et de dépister les premiers signes de dépression. Elle recommande qu’une « relation de soutien soit proposée, si besoin, à leurs aidants » et rappelle que « la réponse aux antidépresseurs est plus lente que chez les sujets plus jeunes ». Et surtout, que les effets indésirables des médicaments doivent être surveillés. Car il y a des façons très différentes d’exprimer sa dépression lorsque l’on ne parle plus, ou moins… Comme refuser de s’alimenter, ce qui est d’ailleurs une des façons, pas toujours très consciente mais fréquente, de se suicider dans le très grand âge.

Attention au « Baby Blues »

Concernant les femmes enceintes, depuis plusieurs années, la prise d’antidépresseurs fait débat. Selon certains, ils augmenteraient fortement les risques de naissance prématurée, particulièrement chez les femmes ayant continué le traitement après le 1er semestre de la grossesse. Pour l’instant, aucune étude ne s’accorde sur cette dangerosité, mais la HAS adopte la voie de la prudence : si les stratégies thérapeutiques sont identiques par rapport au reste de la population, « un traitement non médicamenteux doit être privilégié ». C’est-à-dire un recours plus fréquent à la psychothérapie et non plus aux médicaments.

Les médecins et toute l’équipe qui s’occupent de l’accouchement doivent être, selon la Haute Autorité, mieux informés (par qui, le document ne le dit pas) quant à un possible traitement antidépresseur. Elle insiste aussi sur les premiers mois qui suivent l’accouchement où le sinistre « baby blues » fait des ravages. Car peu de femmes échappent au contrecoup émotionnel et physique de l’accouchement. Dans les premiers jours qui suivent, le sentiment d’impuissance, d’inconnu, se traduit très souvent par un trouble de l’humeur qui va au-delà des larmes que l’entourage trouve « normales »… Le baby blues a des racines plus profondes, dues à la « tornade » hormonale que représentent pour la femme la grossesse, l’accouchement et le mécanisme de l’allaitement.

Pour ne pas transformer ce moment sublime en cauchemar, c’est à l’entourage d’être vigilant et aux médecins d’agir. La mère s’inquiète pour son bébé, doute de ses capacités à prendre soin de lui.... C’est le baby blues.

Au 21e siècle, être maman n’est pas aussi simple que la nature l’avait prévu.

 

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