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Syndrome mal connu

Fatigue chronique : 17 molécules inflammatoires seraient impliquées

Le syndrome de fatigue chronique serait une maladie d’origine inflammatoire. D’après une étude, 17 molécules inflammatoires jouent un rôle dans la sévérité des symptômes.

Fatigue chronique : 17 molécules inflammatoires seraient impliquées dan.grytsku.gmail.com/epictura

  • Publié 02.08.2017 à 13h08
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Le nom de syndrome lui colle à la peau. Malgré les symptômes handicapants qu’elle provoque, la fatigue chronique n’est pas vraiment considérée comme une maladie. Il faut dire que ses causes restent inconnues, ce qui n’aide guère. Cette époque est peut-être finie. Une étude de l’université de Stanford (Etats-Unis), parue dans PNAS, suggère que l’origine de la pathologie pourrait être inflammatoire.

Comme l’a constaté l’un des auteurs, Jose Montoya, les signes d’un syndrome de fatigue chronique sont peu spécifiques. Mais certains d’entre eux évoquent une activité inflammatoire accrue. Les patients souffrent, par exemple, de pathologies cardiovasculaires, de troubles musculaires ou encore neurologiques.

Un profil spécifique

Jose Montoya a donc prélevé le sang de 192 patients souffrant de ce syndrome, afin d’analyser la concentration de cytokines, des protéines souvent associées à une inflammation. Puis les données ont été comparées à celles de 392 personnes en bonne santé. Et les résultats ne laissent pas de place au doute : l’inflammation est plus présente en présence d’un syndrome de fatigue chronique.

Les scientifiques ont constaté que, sur les 51 cytokines analysées, 2 ont des concentrations différentes chez les patients. Le facteur de croissance TGF-bêta – dont l’activité est inflammatoire dans certains cancers – est plus présent dans leur sang. A l’inverse, la résistine se fait plus rare.


Mais au total, 17 cytokines sont associées au syndrome de fatigue chronique. Leur concentration sanguine influence la sévérité de la maladie. Ainsi, on retrouve moins de cytokines dans le sang des personnes souffrant d’une forme modérée. « Nos résultats montrent clairement que cette pathologie est d’origine inflammatoire, ce qui fournit une base solide à un test diagnostique sanguin », estime Mark Davis, co-auteur des travaux.

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Des particularités féminines

Parmi les molécules d’influence, certaines sont bien connues. La leptine, par exemple, est sécrétée par les tissus adipeux et connue comme l’hormone de la satiété. Mais elle a aussi une activité inflammatoire… et sa concentration est plus élevée chez les femmes que les hommes. La plus forte prévalence du syndrome de fatigue chronique dans la population féminine ne devrait donc rien au hasard.

Ces résultats sont précieux pour les équipes qui prennent en charge des patients souffrant de ce syndrome. Car à l’heure actuelle, aucun traitement efficace n’existe. Les anti-inflammatoires, immuno-modulateurs et autres antiviraux peuvent limiter les symptômes chez certains patients, mais ils n’ont rien d’universel. Identifier le mécanisme inflammatoire ouvre donc la voie à des approches thérapeutiques plus ciblées.

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