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QUESTION D'ACTU

Définition de la Commission européenne

Perturbateurs endocriniens : Nicolas Hulot rassure sur la position de la France

Le ministre de la Transition écologique, interpellé par plusieurs associations et sociétés savantes, devrait refuser la proposition de définition des perturbateurs endocriniens de l'Europe. 

Perturbateurs endocriniens : Nicolas Hulot rassure sur la position de la France Sarah Alcalay/SIPA

  • Publié 23.06.2017 à 16h08
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Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire veut rassurer. Son silence sur l'épineuse question des perturbateurs endocriniens avait été mi-juin à l'origine d'une lettre rédigée conjointement par trois sociétés savantes, ainsi que d'un appel signé par plusieurs ONG. Nicolas Hulot souhaite donc bel et bien reprendre le flambeau de Ségolène Royal.

Comme sa prédécesseure, Nicolas Hulot souhaite que l’Europe adopte une position ferme vis-à-vis des perturbateurs endocriniens. Ces produits, très présents dans les emballages en plastique et dans les produits cosmétiques, ont des effets durables sur le système hormonal. Mais la Commission européenne tarde à fixer une définition qui protège les citoyens.

 

 

Un texte insuffisant

Selon les informations du Monde, une septième tentative de vote aura lieu ce 4 juillet. A cette occasion, la Commission soumettra une version retouchée de sa définition des perturbateurs endocriniens. Jusqu’ici, la France a toujours refusé d’adopter les textes présentés. A en croire le ministre de la Transition écologique, cela ne devrait pas changer.

« Quand je suis arrivé, la première chose que j’ai demandée, c’est le report de ce texte, a indiqué Nicolas Hulot à BFM TV. La France va rester ferme. » Un soulagement pour les associations et sociétés savantes, qui s’inquiétaient du silence prudent du gouvernement Macron. Car la nouvelle mouture de cette définition n’est toujours pas satisfaisante.

Selon EDC Free Europe, qui rassemble plusieurs organisations de la société civile, le texte est « insuffisant, irréalisable et surtout pas basé sur des faits. » Ces reproches reviennent à chaque nouvelle tentative de la Commission européenne.

De fait, l’institution a tendance à exiger un niveau de preuve trop élevé pour confirmer un effet perturbateur endocrinien. Un choix qui favorise les fabricants sans protéger les consommateurs.

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Les Français pour la fermeté

Alertées de la réunion à venir, les ONG se sont mobilisées et ont interpellé les différents ministres en charge du dossier écologique. Le 15 juin, trois sociétés savantes, The Endocrine Society, la Société européenne d’endocrinologie et la Société européenne d’endocrinologie pédiatrique, ont publié une lettre ouverte. Elles y demandent une législation plus stricte qui aille dans le sens de la population.

EDC Free Europe et son partenaire français, Générations Futures, ont pour leur part fait appel à Nicolas Hulot. « Nous sommes surpris et préoccupés d’apprendre (…) que la France pourrait voter, dans les prochains jours, en faveur de la proposition tablée par la Commission européenne ». Le ministre ne s’était, jusqu’ici, pas encore prononcé sur le sujet.

Sa réponse n’aura pas tardé à se faire entendre. Et elle abonde dans le sens de la population. Selon un sondage Ifop pour Générations Futures, 90 % des Français sont en faveur d’une politique ferme de la part du pays. 

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