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Cancers, drépanocytose...

Fertilité : les techniques de préservation progressent

Certains traitements peuvent altérer la fertilité irrémédiablement. Heureusement de nouvelles solutions existent pour pouvoir concevoir une fois guéri.

Fertilité : les techniques de préservation progressent olesiabilkei/Epictura

  • Publié 27.05.2017 à 10h00
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  Dossier réalisé en partenariat
avec 
Science&Santé le magazine de l'

 

 

Les cancers, des maladies du sang comme la drépanocytose ou encore certaines maladies auto-immunes comme le lupus, sont parfois traités par des thérapies qui menacent directement notre capacité à nous reproduire. C'est le cas de certaines chimiothérapies et des radiothérapies dirigées vers les organes reproducteurs par exemple.

Les patients concernés se voient alors proposer des solutions pour préserver leur fertilité. Il est notamment possible de congeler ses propres gamètes – spermatozoïdes ou ovocytes – et de les utiliser pour concevoir plus tard à l'aide de techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).

6 enfants nés depuis 2009

La première naissance française après vitrification d'ovocytes a d'ailleurs eu lieu l’année dernière à Marseille. Une autre solution consiste à prélever et congeler du tissu ovarien en vue d'une autogreffe en cas de désir d'enfant après la guérison.

En France, ce type d'opération s'effectue dans le cadre d'un protocole de recherche clinique coordonné par Clotilde Amiot, spécialiste de la préservation de la fertilité au CHRU de Besançon. Cette prodécure a déjà permis la naissance de six enfants, la première ayant eu lieu en 2009. « Elle concernait une patiente drépanocytaire qui a ensuite pu concevoir naturellement », précise la chercheuse.

Eliminer toutes les cellules cancéreuses

 

Dans le cas des cancers et des leucémies en particulier, il faut toutefois s'assurer que le greffon ne contient pas de cellules cancéreuses pour ne pas faire courir de risque de rechute à la patiente. Pour cela, Clotilde Amiot et ses collaborateurs du Centre d'investigation clinique en biothérapie et en innovation technologique de Besançon ont développé des techniques qui détectent par fluorescence les marqueurs de surface des cellules cancéreuses dans ces tissus ovariens. « Si ces marqueurs sont présents, la greffe est contre-indiquée », déplore Clotilde Amiot.

Mais son équipe espère pouvoir contourner ce problème en isolant du tissu ovarien congelé les follicules, ces ensembles de cellules où se développent les ovocytes au cœur des ovaires. « Nous cherchons à les transplanter pour qu'ils se développent in situ et ainsi rétablir une certaine fertilité », poursuit-elle.

 

Simon Pierrefixe

Science&Santé, le magazine de l'Inserm

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