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A Lille

Erreur médicale : une femme enceinte de 4 mois subit un avortement

Alors qu'elle venait pour un cerclage utérin, une femme a reçu un médicament abortif. Une erreur médicale jugée par le tribunal de Lille.

Erreur médicale : une femme enceinte de 4 mois subit un avortement sam741002/epictura

  • Publié 29.04.2017 à 09h29
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En 2011, Zahra E., enceinte de 4 mois se rend à la clinique Saint-Vincent-de-Paul de Lille (Hauts-de-France) pour subir un cerclage utérin, une intervention visant à prévenir un accouchement prématuré. Mais avant l’opération une stagiaire sage-femme lui donne par erreur un médicament abortif. Ce produit était en fait destiné à sa voisine de chambre.

Six ans plus tard, la direction de l’établissement, la stagiaire et une infirmière sont poursuivies pour blessure involontaire. Leur responsabilité est examinée par le tribunal correctionnel de Lille depuis ce mercredi 26 avril.

Dans les colonnes de l’Express, Zahra explique ne pas en vouloir à la sage femme. Elle souhaite simplement comprendre comment ces erreurs irréparables ont pu arriver. « On ne peut pas mettre une femme qui veut avorter à côté d'une femme qui souhaite garder son enfant à tout prix. C'est trop difficile pour l'une comme pour l'autre », juge-t-elle.

Ne pas accabler les soignants

Au départ, les médecins pensent que c’est un avortement spontané. Ils lui expliquent alors que son surpoids en est sûrement la cause. Mais deux jours plus tard en découvrant l’emballage du médicament abortif dans la poubelle, les praticiens comprennent que Zahra l’a reçu par erreur. La stagiaire n’a pas vérifié son identité en le lui donnant.

A l’époque, le Groupe hospitalier de l’institut catholique de Lille à qui appartient la clinique Saint-Vincent-de-Paul reconnaît l’erreur et lui présente ses excuses à la télévision. Mais l'affaire n'avait pas encore été portée devant la justice.

Le volet juridique n’a commencé qu’en septembre dernier. Le tribunal de grande instance de Lille avait alors fixé l’indemnisation à  53 935 euros. Mais le groupe hospitalier ayant fait appel devant la cour de Douai, ce montant a été divisé par deux. Se joue désormais le volet pénal. « On ne veut pas accabler l’infirmière ou la stagiaire qui sont des lampistes, a souligné Blandine Lejeune, l’avocate de la victime à La Voix du Nord. Je veux que ce procès nous aide à comprendre comment il est possible que l’hôpital ait pris aussi peu de précautions pour un acte qui n’est pas anodin. »

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