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QUESTION D'ACTU

Livre de Marine Martin

Plus de 14 000 enfants auraient été victimes de la Dépakine

Le livre de la présidente de l'Apesac présente une étude qui estime à plus de 14 000 les victimes du valproate de sodium.

Plus de 14 000 enfants auraient été victimes de la Dépakine ERIC DESSONS/JDD/SIPA, Marine Martin, lanceuse d'alerte sur la Depakine sort un livre, dans l'hotel Sibre à Paris

  • Publié 08.04.2017 à 09h41
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« On peut raisonnablement estimer que 14 000 personnes ont présenté des atteintes causées par l'exposition in utero au valproate de sodium », la molécule active de la Dépakine, estiment l'épidémiologiste Catherine Hill et la présidente de l'association de victimes l'Apesac (1) dans un livre paru ce jeudi.

Alors qu'aucune estimation officielle exhaustive n'est encore disponible, cette étude figure en annexe du livre de la présidente de l'Apesac Marine Martin, « Dépakine, le scandale sanitaire » (Éditions Robert Laffont). Son association affirme représenter 2 220 familles adhérentes et  3 800 enfants victimes.

Un médicament vendu depuis 1967

Le nombre de victimes du valproate de sodium a été obtenu sur la base des boîtes de médicament vendues et du nombre de grossesses exposées pour l'année 2007. Catherine Hill a ensuite procédé à une extrapolation, explique-t-elle dans cette étude, qui n'a pour l'heure pas été publiée dans une revue scientifique à comité de lecture. La chercheuse parvient à un total de 40 859 grossesses exposées entre 1967 et 2014 pour la Dépakine et 14 573 pour la Dépakote et Dépamide. Elle estime ainsi à 11 518 et 2 826 les nombre d'enfants vivants, soit 40 %, présentant des séquelles.

Le valproate de sodium est commercialisé en France depuis 1967 pour le traitement de l'épilepsie (sous la marque Dépakine, de Sanofi, ainsi que sous des marques génériques), et depuis 1977 pour les troubles bipolaires (Dépakote et Dépamide).

Il est aujourd'hui mis en cause en raison de sa dangerosité pour le foetus lorsqu'il est pris par une patiente enceinte. On estime qu'il y a un risque de l'ordre de 10 % que l'enfant naisse avec des malformations physiques, ainsi qu'un risque de 30 % à 40 % d'atteintes neurologiques, se traduisant par des troubles autistiques, des retards intellectuels ou des difficultés de coordination.

Un pictogramme sur les nouvelles boîtes 

Mais quelques leçons ont été tirées un an après le scandale. Les boîtes de Valproate de sodium vont en effet se parer d’un nouveau pictogramme, apposé de manière visible afin d’alerter les femmes enceintes mais aussi toutes les femmes et jeunes filles en âge de procréer sur les risques liés à l’exposition in utero.

La mesure est entrée en vigueur le 1er mars 2017. Les boîtes de Dépakine, Micropakine, Dépamide, Dépakote et génériques porteront la nouvelle mention graphique.

(1) Aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant

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