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Liste des stupéfiants

Drogues : de nouveaux cannabinoïdes de synthèse interdits

Les autorités françaises ont inscrit de nouveaux cannabinoïdes de synthèse sur la liste des stupéfiants. Leur nombre ne cesse de croître.

Drogues : de nouveaux cannabinoïdes de synthèse interdits WikiMedia/KevinC/CC

  • Publié 06.04.2017 à 18h36
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Ils se présentent sous forme de poudre ou d’herbe à fumer. Sur les sites Internet de vente de produits stupéfiants, ils ont un succès grandissant. Les cannabinoïdes de synthèse, identifiés en France pour la première fois en 2008, sont des produits chimiques qui agissent d'une façon proche de celle des cannabinoïdes végétaux, mais qui comportent des risques élevés liés à des concentrations beaucoup plus fortes en THC (tétrahydrocannabinol, substance active du cannabis).

De nouveaux cannabinoïdes de synthèse naissent tous les jours et échappent à la législation des Etats, qui ont toujours un temps de retard pour bannir les « legal highs ». Ainsi, en Europe, le nombre de substances identifiées lors des saisies douanières augmente régulièrement : 60 en 2012, 80 en 2013, plus de 150 novembre 2015. Souvent, ces cannabinoïdes sont vendus dans des sachets estampillés « impropre à la consommation », sous couvert d’encens à brûler.

Exposés à leur insu

Pour tenter de contenir cet essor et faire entrer ces produits sous le coup d’une interdiction, les autorités françaises ont inscrit 12 familles chimiques ainsi que dix nouvelles substances sur la liste des stupéfiants. Un arrêté paru au Journal Officiel précise les produits concernés.

Ces derniers revêtent des noms de molécule complexes, difficilement compréhensibles par les consommateurs – mais au moins, ils sont ainsi identifiables. Sur le darknet, les marques commerciales remplacent progressivement les dénominations moléculaires (Spice, Yucatan Fire, Black Mamba, Eclipse…), ce qui tend à ajouter à la confusion. Par ailleurs, de plus en plus de produits mélangent des cannabinoïdes de synthèse à d’autres substances psychoactives ; le consommateur peut ainsi être exposé à son insu et rencontrer des difficultés pour doser la quantité ingérée.

Selon l’OEDT (Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies), 4 % des 18-34 ans ont déclaré avoir déjà fumé des cannabinoïdes de synthèse en France. Un chiffre relativement faible, qui invite toutefois à la vigilance, certains échantillons atteignant 90 % de pureté.

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Nombreux décès 

Du fait de cette concentration, les effets indésirables déclarés par les consommateurs sont plus élevés et plus graves que ceux observés avec le cannabis sous forme de plante. Dans un communiqué, l’ANSM (agence française du médicament) rappelle les principaux symptômes évoqués : « troubles neurologiques et neuromusculaires (agitation, convulsions, somnolence, vertiges, paresthésies, ralentissement psychomoteur), des troubles cardiovasculaires (tachycardie/palpitations, hypertension artérielle, plus rarement bradycardie, voire hypotension artérielle) et des troubles psychiatriques (troubles psychotiques, symptômes paranoïaques, confusion, anxiété, amnésie, parfois insomnie, humeur dépressive) ».

Aucun décès n’a été rapporté en France à ce jour mais la littérature étrangère rapporte de nombreux cas de décès par intoxication massive.

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