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QUESTION D'ACTU

Cellules productrices d’insuline

Diabète de type 1 : découverte de cellules bêta "résistantes"

Toutes les cellules productrices d'insuline ne sont pas détruites lors d'un diabète de type 1. Certaines survivent et prolifèrent, ce qui pourrait réorienter la recherche médicale.

Diabète de type 1 : découverte de cellules bêta \ dml5050/epictura

  • Publié 13.02.2017 à 08h00
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Guérir du diabète de type 1 : la promesse est belle mais encore inaccessible. Et pourtant, des chercheurs de l’université de Yale (Etats-Unis) ont ouvert une voie vers cet objectif. Ils ont découvert une sous-population de cellules bêta capable de résister aux assauts du système immunitaire. Elles continuent donc de produire de l’insuline, expliquent-ils dans Cell Metabolism.

Deux sous-populations

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. L’organisme envoie des lymphocytes T spécialisés vers le pancréas. Ils y engagent alors une bataille féroce contre les cellules bêta, chargées de produire l’insuline qui régule le taux de glucose dans le sang. C’est la destruction de ces précieuses cellules qui provoque les symptômes de la maladie. Incapables de produire l’hormone naturellement, les patients doivent alors s’injecter de l’insuline.

Mais cette réalité pourrait évoluer. En effet, les chercheurs de Yale ont découvert une sous-population de cellules bêta qui parvient à survivre à cette guerre interne. « A terme, on observe deux populations de cellules bêta, explique Kevan Herold, qui signe ces travaux. La première est éradiquée par la réponse immunitaire. La seconde semble acquérir des capacités qui la rendent moins susceptible à ces attaques. » Des années après l’apparition du diabète, ces cellules résistantes existent toujours.



Une expression génétique modifiée

Afin de comprendre le mécanisme, les chercheurs ont analysé des souris souffrant de diabète auto-immun et des cellules humaines en culture. Les vaillantes cellules bêta adoptent une stratégie que l’équipe compare à celle proposée dans les années 1950 à la population face à des conflits armés : l’approche « duck and go », qui consiste à se mettre immédiatement à couvert.

Dès l’arrivée des lymphocytes T, ces cellules modifient leur expression génétique, de manière à libérer des molécules qui inhibent la réponse immunitaire. Elles ont également une deuxième flèche à leur arc : la capacité de se rétrograder à un stade précédent de leur développement. Elles résistent ainsi aux attaques mortelles et continuent de proliférer malgré l’état de siège.

Cette découverte est précieuse pour la recherche biomédicale. Effectivement, elle pourrait aider au développement de nouveaux traitements du diabète. L’objectif est ambitieux mais plein d’espoir : il s’agirait de restaurer la production d’insuline chez les patients atteints de diabète de type 1. « La prochaine question sera de savoir si on peut récupérer ces cellules de manière à rétablir cette production », confirme Kevan Herold. Les recherches en ce sens ont d'ores et déjà commencé.

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