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QUESTION D'ACTU

Enquêtes "Cadre de vie et sécurité"

Viol : seuls 13 % des victimes portent plainte

Moins d'une victime de viol sur cinq se rend à la police ou à la gendarmerie à la suite de cette agression, révèle une enquête française. 

Viol : seuls 13 % des victimes portent plainte lucidwaters/epictura

  • Publié 08.02.2017 à 12h25
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Le viol se définit comme tout acte de pénétration sexuelle imposé à une personne par la violence, la contrainte, la menace ou la surprise. Qualifié de crime et puni de 15 ans de réclusion criminelle, il s’agit de l’agression sexuelle la plus grave et probablement la plus traumatisante pour une victime. Pour autant, le viol est l’une des infractions les moins signalées à la police ou la gendarmerie.

C'est en effet ce qui ressort d'une note publiée ce mercredi par l'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP). Dans ses enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menée entre 2008 et 2015 (1), on apprend ainsi que moins d’une personne sur cinq s’étant déclarée victime de viol se déplace à la police ou à la gendarmerie à la suite de cette atteinte (19 %).

87 % des victimes ne portent pas plainte

Et une fois sur place, les victimes hésitent beaucoup quant aux suites à donner à leur agression. Parmi elles, uniquement 13 % déposent plainte et 4 % rédigent une main-courante. Le tabou du viol demeure donc... Par contre, les personnes ressortent majoritairement satisfaites de leur déposition devant les forces de l'ordre, mais c'est malheureusement ensuite que le plus dur commence. La période dite de reconstruction ne se fait pas seule.

Dans 29 % des cas, les victimes consultent un psychologue ou un psychiatre à la suite de leur agression. 15 % des personnes victimes prennent contact avec une association ou un centre d’appel d’aide aux victimes. Plus précisément, 12 % appellent un numéro vert.


63 % en parlent à un proche

A noter enfin que dans ces moments difficiles, la famille joue souvent un rôle essentiel puisque près de deux tiers des victimes en parlent à leurs proches (63 %). Les victimes qui se déplacent à la police ou à la gendarmerie ont davantage tendance à se confier également à une personne tierce. Les deux tiers des victimes qui se sont déplacées à la police ont consulté un médecin contre à peine 11 % dans le cas contraire.

Enfin, près d’une victime de viol sur cinq n’a jamais parlé de son agression (19 %). Cette proportion est d’autant atteint un tiers pour les personnes ayant subi un viol par un individu vivant avec elles.

 


(1) Les données nécessaires à la réalisation de cette étude sont issues des enquêtes de victimation «Cadre de vie et sécurité (CVS)» réalisées entre 2008 et 2015 par l’Insee, l’ONDRP et le SSM-SI3. L’échantillon de l’étude est composée de 290 personnes francophones résidant en France métropolitaine et âgées de 18 à 75 ans ayant déclaré avoir subi un viol au cours des deux années précédant l’enquête (hors tentative) et dont l’information sur le dépôt de plainte suite à cette agression est exploitable. 

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