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Sondage SMEREP

Sida : les jeunes sous-estiment la gravité de la maladie

Les étudiants et les lycéens sont nombreux à penser que le sida se guérit facilement. Beaucoup n’utilisent pas de préservatifs et ne se dépistent pas, selon un sondage.

Sida : les jeunes sous-estiment la gravité de la maladie rclassenlayouts/epictura

  • Publié 17.11.2016 à 16h04
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Les jeunes n’ont plus peur du sida. C’est en tout cas la conclusion que l’on peut tirer de l’enquête santé menée auprès des étudiants et lycéens français par la SMEREP à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA, le 1er décembre prochain. L’étude révèle les habitudes de ces jeunes en matière de sexualité et notamment sur le port du préservatif qui est loin d’être systématique.

Seuls 43 % des étudiants déclarent utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel. Si le principal motif réside dans le fait qu’ils ont un partenaire stable (76 %), ils sont 16 % à dire que l’utilisation d’un préservatif leur donne l’impression d’avoir moins de sensations (16 %) ou encore de donner moins de sensation à leur partenaire (10 %). Ils sont enfin 13 % à penser qu’ils ne risquent rien.

Côté lycéens français, ils ne sont que 58 % à déclarer porter systématiquement un préservatif lors d’une relation sexuelle. Si l’on étudie la population des lycéens d’Ile-de-France ce chiffre monte à 71 %.

Pas de dépistage

L’étude SMEREP apprend également que seuls 17 % des étudiants de France ayant déjà eu un rapport sexuel se font systématiquement dépister lors d’un changement de partenaire. Ils sont 27 % à déclarer ne jamais se faire dépister (39 % pour les hommes). Les motifs évoqués : 53 % d’entre eux estiment ne pas avoir pris un risque « suffisant », 26 % ne savent pas où faire ce type de test, 10 % n’aime pas les prises de sang, et 7 % préfèrent ne pas savoir…

Enfin, l’enquête montre que plus d’1 étudiant sur 10 (12 %) pense qu’aujourd’hui, grâce aux traitements, on peut guérir facilement du sida. Les fausses croyances sur les modes de transmissions du VIH sont répandues. En effet, ils sont 15 % à penser qu’une piqûre de moustique peut être à l’origine, 7 % qu’il suffit d’embrasser une personne séropositive, ou encore en buvant dans son verre (4 %) ou en lui serrant la main (1 %).

Côté lycéens, ils ne sont que 13 % à déclarer faire un dépistage systématique lors d’un changement de partenaire, 9 % si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France. Au niveau des connaissances sur les modes de transmission du SIDA, l’enquête révèle que 2 lycéens sur 10 ont de fausses croyances comme leurs ainés. Enfin ils sont 14 % à penser qu’il est facile de guérir du sida aujourd’hui.

« L’enquête met en lumière la désinformation des jeunes au sujet du sida, notamment concernant sa guérison et ses modes de transmission. La SMEREP tient à rappeler aux lycéens et étudiants l’importance d’être vigilant et de se protéger lors de rapports sexuels », commente Hadrien Le Roux, président de la SMEREP.

Retrouvez l'émission L'invité santé avec Jean-Luc Romero,
président d'Elus locaux contre le sida 
diffusée le 17 novembre 2016


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