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QUESTION D'ACTU

Rapport de la Banque mondiale

Catastrophes naturelles : une facture mondiale de 520 milliards de dollars

Chaque année, les catastrophes naturelles provoquent 520 milliards de dollars de pertes en terme de bien être et plongent 26 millions de personnes dans la pauvreté. 

Catastrophes naturelles : une facture mondiale de 520 milliards de dollars UN Photo/Logan Abassi/Flickr

  • Publié 14.11.2016 à 13h48
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Inondations, sécheresses, ouragans, séismes… Au cours des 15 dernières années, la menace des catastrophes naturelles s’est fait de plus en plus pesante. Mais face à ces phénomènes, les individus ne sont pas égaux. Les plus pauvres sont les premiers touchés, alerte la Banque mondiale dans un rapport publié ce lundi à l’occasion de la conférence sur le climat qui se tient actuellement à Marrakech (Maroc).

Selon leur analyse menée dans 117 pays, les catastrophes naturelles entraînent chaque année des pertes de consommation équivalentes à 520 milliards de dollars et font basculer près de 26 millions de personnes dans la pauvreté. Un impact économique et humain nettement plus dévastateur pour les plus vulnérables qu’on ne le pensait jusqu’ici.

« Les chocs climatiques extrêmes risquent d’effacer toutes les avancées obtenues contre la pauvreté depuis des décennies, met en garde Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale. Les tempêtes, les inondations et les sécheresses ont des conséquences humaines et économiques terribles, qui touchent souvent de manière disproportionnée les plus pauvres. Si le renforcement de la résilience se justifie d’un point de vue économique, c’est surtout un impératif moral. »


Cercle vicieux

De fait, la pauvreté est un facteur de vulnérabilité, et les catastrophes décuplent la pauvreté. Surexposés à ces événement de part leur lieu d’habitation ou leur travail, ils y perdent une plus grande part de leur patrimoine. Et une fois frappés par la catastrophe, ils ne bénéficient pas du même soutien et des mêmes ressources que les plus riches pour se relever.
Après la famine de 1984 à 1985 en Éthiopie,, il a fallu une décennie pour que les élevages de la plupart des ménages pauvres retrouvent leur taille d’avant. Des situations difficiles qui ont des répercussions sur plusieurs générations.

Pour la Banque mondiale, il est donc urgent d’agir pour protéger les populations fragiles des conséquences des catastrophes, et leur permettre de remonter plus vite la pente. D’autant que des interventions renforçant la résilience existent et font leur preuve, « à l’instar des systèmes d’alerte précoce, de l’amélioration de l’accès à des services bancaires individuels, des politiques d’assurance et des dispositifs de protection sociale », décrit les experts.

Des mesures qui sont déjà mises en œuvre dans certains pays comme au Kenya ou au Pakistan où des aides financières de l’état ont permis à des millions d’habitants de ne pas sombrer dans l’extrême pauvreté.

  

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