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QUESTION D'ACTU

Répercussions

Travailler trop et dormir peu nuit à la santé à la retraite

A la cinquantaine, travailler plus de 50 heures par semaine et dormir moins de 7 heures par nuit impactent négativement l'état de santé des décennies plus tard. 

Travailler trop et dormir peu nuit à la santé à la retraite Sepy/epictura

  • Publié 31.10.2016 à 12h59
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Disponibilité, performance, résultat… Certains salariés ne vivent que pour leur travail et se donnent corps et âme. Un don de soi qui s’avère dangereux aussi bien sur le court et long terme. Une étude parue dans Age & Ageing révèle en effet qu’au moment de la retraite les quinquagénaires accros au travail sont en moins bonne santé que leurs collègues qui ont su s’imposer des limites.

« Nous voulions déterminer si le nombre d’heures de travail et la durée du sommeil influençaient l’état de santé des entrepreneurs, explique le Dr Mikaela Birgitta von Bonsdorff, du centre de recherche en gériatrie à l’université Jyväskylä (Finlande). Et nous avons trouvé qu’il existait un lien sur le long terme entre le travail et la qualité de vie des années plus tard »

Pour mener leurs travaux, les chercheurs ont étudié plus de 1 500 hommes nés entre 1919 et 1934. En 1974, les participants ont été interrogés sur leur rythme de travail, la durée et qualité de leur sommeil, et leur état de santé général. Des interrogatoires réitérés 26 ans plus tard.


Des retraités plus mal en point

Il en ressort que les entrepreneurs travaillant plus de 50 heures par semaine et dormant moins de 47 heures, soit moins de 7 heures par nuit, sont plus mal en point près de 3 décennies plus tard que les autres participants. Ils ont en effet une moins bonne capacité physique, moins d’énergie et un état de santé générale plus détérioré. Les résultats montrent également qu’avoir des horaires de travail à rallonge tout en dormant suffisamment ne permet pas de vieillir en bonne santé.
Les chercheurs précisent que ces effets néfastes « du présentéisme au travail » persistent même après avoir pris en compte le tabagisme ou la consommation d’alcool.

En outre, ce surinvestissement au travail fait le lit de nombreuses pathologies. Des études ont notamment montré qu’au delà de 55 heures hebdomadaire, le risque d’accident vasculaire cérébral augmente de 33 % et celui de maladies coronaires de 13 % par rapport à un travail de 35 à 40 heures par semaine. De même, les salariés passant plus de 11 heures au bureau ont deux fois plus de risque de souffrir d’une dépression par rapport à leur collègues qui restent à leurs postes entre 7 et 8 heures par jour.


Plus de 8 % Français concernés

Des conséquences qui poussent à réfléchir alors même que près de 9 % des Français travaillent plus de 50 heures par semaine. Dans les pays de l’OCDE, le pays des 35 heures arrive en 9ème position, derrière la Turquie ou la Corée du Sud, mais devant son voisin allemand (à peine 6 % de la population active travaille plus de 50 heures) et les Pays-Bas, qui affichent la plus faible proportion, moins de 1 %.

Pour les chercheurs finlandais, la mise en évidence de ces répercussions visibles des décennies plus tard doivent alerter les pouvoirs publics et mener à la promotion d’un mode de vie différent pour pouvoir profiter de sa retraite en bonne santé.

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