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QUESTION D'ACTU

Système cardiovasculaire

La pollution de l'air associée à un risque accru d'hypertension artérielle

La pollution atmosphérique est associée à des dommages sur le système cardiovasculaire. L'inflammation touche particulièrement les jeunes adultes.

La pollution de l'air associée à un risque accru d'hypertension artérielle Roberto Poveda/Flickr

  • Publié 26.10.2016 à 13h35
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Ces particules sont invisibles à l’œil nu, mais elles circulent librement dans l’air pollué des villes. En temps normal, rien ne témoigne de leur présence si ce n’est un film opaque lors des pics de pollution. Et pourtant, la menace plane au-dessus des citadins. Les particules fines sont associées à un risque accru d’hypertension artérielle. Un constat inquiétant qui concerne aussi les personnes jeunes et en bonne santé. C’est ce que conclut la Brigham Young University (Etats-Unis) dans Circulation Research.

Des vaisseaux en souffrance

Les véhicules côtoient les fumeurs sur le trottoir. Rentrés chez eux, ceux-ci se chauffent parfois au bois, ou utilisent l’électricité issue des centrales thermiques. Ils utilisent des produits fabriqués au sein d’usines. Cinq intervenants et autant de sources de pollution. Car ces éléments partagent un point commun : elles émettent des particules fines (PM 2,5). Ces polluants sont connus pour accroître le risque d’infarctus et d’AVC chez les personnes à risque. Un décès par accident vasculaire cérébral sur dix serait lié à la pollution atmosphérique.

Mais c’est la première fois qu’une étude suggère que les citadins en bonne santé sont également exposés. Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe a suivi 72 adultes âgés de 23 ans en moyenne. Les volontaires ont livré, chaque hiver pendant trois ans, des échantillons de sang. Ils ont permis aux chercheurs de traquer plusieurs témoins de la souffrance des vaisseaux sanguins, les cytokines pro-inflammatoires par exemple.

47 millions de Français exposés

Les marqueurs mesurés sont le reflet de réels dégâts infligés aux artères, veines et autres capillaires. Les microparticules endothéliales sont en hausse tout comme le taux de cytokines pro-inflammatoires. A l’inverse, les facteurs de croissance qui favorisent le bon développement des vaisseaux sanguins chutent brutalement. « Ces résultats suggèrent que la vie en environnement pollué peut favoriser le développement d’hypertension artérielle et d’AVC de manière plus généralisée et ce à un stade plus précoce qu’on ne le pensait », souligne Aruni Bhatnagar, co-auteur de l’étude.

Voilà qui permettrait d’expliquer les récents constats émis par plusieurs organismes officiels. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a ainsi attribué 11 000 décès d’origine respiratoire ou cardiaque à la pollution… pour la France uniquement. Mais les effets peuvent être plus insidieux. Une modélisation parue dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) a récemment souligné que 47 millions de Français sont exposés à des seuils supérieurs à ceux recommandés. Une pollution de fond qui réduit de quinze mois l’espérance de vie des citadins. Arden Pope, co-auteur de l’étude, le reconnaît lui-même : « Cette exposition est associée à une cascade d’effets indésirables. » La plupart appellent encore à être éclaircis.

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