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QUESTION D'ACTU

"Phénomène inverse"

FIV : moins de naissances à risque après 40 ans

Les anomalies à la naissance seraient moins fréquentes chez les femmes qui ont eu recours à une FIV après 40 ans que chez celles qui ont conçu naturellement.

FIV : moins de naissances à risque après 40 ans Andreus/pictura

  • Publié 19.10.2016 à 17h41
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Qui l’aurait cru ? Alors que de nombreux travaux pointent un surrisque pour les enfants nés par fécondation in vitro (FIV), une étude brise les idées reçues. Les anomalies à la naissance seraient en fait moins fréquentes chez les bébés nés de mères âgées de plus de 40 ans qui ont eu recours à une FIV que chez les femmes du même âge qui ont conçu naturellement leur enfant. Ces conclusions ont été publiées dans l'International Journal of Obstetrics & Gynaecology (BJOG).

Avoir un bébé après 40 ans comporte des risques d'anomalies ou de maladies congénitales plus élevés chez les enfants à venir que ceux nés de mères plus jeunes. Cette réalité biologique est encore plus vraie pour les femmes qui subissent des aides à la procréation comme les FIV.

Résultats inattendus

Mais contre toute attente, et sans pouvoir en expliquer précisément la raison, des chercheurs de l'université d'Adélaïde en Australie ont observé le « phénomène inverse tout à fait remarquable » chez les mères d’au moins 40 ans qui ont eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA).

Les scientifiques ont regardé plus de 301 000 naissances naturelles, 2200 naissances issues d'une fécondation in vitro, et près de 1400 d'une injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) qui ont eu lieu entre 1986 et 2002. Cette dernière technique, utilisée à l'échelle mondiale dans 70 % des cas d'infertilité, consiste à inséminer un ovule en y injectant un spermatozoïde.

Selon les observations des chercheurs, tous âges confondus, la fréquence moyenne des anomalies ou maladies congénitales était de 5,7 % pour les bébés conçus naturellement, de 7,1% pour ceux issus d’une FIV et de 9,9 % pour ceux issus d’une ICSI.

Mais alors les risques chez les bébés nés par FIV ou par ICSI s’élèvent à 9,4 % chez les femmes de moins de 30 ans, ils chutent à 3,6 % chez les femmes de plus de 40 ans. Ce qui représente un taux moindre par rapport à celui observé chez les mères de plus de 40 ans qui ont conçu naturellement (8,2 % d’anomalies).

Le rôle des traitements ovariens

Pour les chercheurs, la stimulation ovarienne, traitement préalable à la procréation assistée, pourrait être la raison de ces données, car elle serait capable d’inverser le déclin de l’ovulation lié à l’âge.

 

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