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Le antihistaminiques ralentissent la récupération musculaire

Les antihistaminiques bloqueraient l’expression d’un nombre important de gènes impliqués dans les processus de récupération physique après le sport.

Le antihistaminiques ralentissent la récupération musculaire Kasia/Flickr

  • Publié 15.04.2016 à 17h55
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Les marathoniens allergiques aux pollens ont peut-être plus de mérite que les autres. Si ces traitements leur permettent de bien respirer pendant leurs courses, ils pourraient aussi ralentir leur récupération physique. Une équipe de l’université de l’Oregon (Etats-Unis) vient de montrer, à travers une étude publiée dans The Journal of Physiology,que certains antihistaminiques bloquent l’expression d’un grand nombre de gènes qui s’activent après l’effort physique, pour aider le corps à récupérer.

Les chercheurs ont réalisé des expériences sur 10 hommes et 6 femmes, sportifs de 23 à 25 ans, dont la moitié prenait une forte dose d’antihistaminiques. Après une heure de flexions, leur récupération musculaire a été surveillée par des biopsies trois heures après la fin de l’effort.

795 gènes bloqués

Après le sport, l’activation de quelque 3 000 gènes agit sur les muscles et sur les vaisseaux sanguins pour les aider à évacuer les traces du stress musculaire liées à l’effort. Mais chez les sportifs sous antihistaminiques, 27 % de ces gènes étaient bloqués.

En temps normal, l’histamine réagit aux pollens, aux moisissures, aux poils d’animaux ou à d’autres allergènes. Mais chez certaines personnes dites allergiques, cette réaction est trop intense et il est nécessaire de la tempérer grâce à ces médicaments.

« L’histamine est une substance à laquelle nous pensons de manière négative car elle est le plus souvent associée aux allergies saisonnières. Elle contribue pourtant de manière importante à la réaction du corps après l’exercice physique », explique le Steven Romero, chercheur à l’université Southwestern (Etats-Unis), et auteur de l’étude.

Les chercheurs sont cependant prudents sur les conséquences dans la vie réelle, car les systèmes physiologiques sont souvent redondants et il se pourrait qu’un autre processus prenne le relai. Les doses prises pendant l’étude étaient aussi environ trois fois supérieures à celles habituellement prescrites. Mais si les marathoniens allergiques veulent se plaindre un peu plus de leurs courbatures, ils ont maintenant une bonne excuse.

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