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Cancer colorectal : le dépistage organisé à la peine

Le cancer colorectal a tué 17 700 personnes en France en 2012. La faute à une mauvaise participation au dépistage organisé, qui n'attire que 30 % de sa cible.

Cancer colorectal : le dépistage organisé à la peine RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 01.03.2016 à 08h39
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Slogans choc, quatre côlons géants qui sillonnent la France, nouveau test immunologique… La France met les petits plats dans les grands pour promouvoir le dépistage du cancer colorectal en 2016. Il faut dire que le pays fait figure de mauvais élève dans ce domaine : seule 30 % de la population cible y adhère alors que le seuil est fixé à 45 %. Alors que la campagne de Mars Bleu achève ses préparatifs, Pourquoidocteur fait le bilan de ce cancer.

17 700 décès annuels

Le cancer colorectal fait partie des tumeurs les plus fréquentes en France, chez l’homme comme la femme. En 2012, 42 150 nouveaux cas ont été diagnostiqués dans le pays et 17 700 décès dénombrés.

Dépisté à temps, ce cancer se guérit dans 90 % des cas. Mais c’est justement tout le problème dans l’Hexagone. 10 ans après le diagnostic, seul un patient sur deux est toujours en vie, parce qu’il a trop tardé à se faire traiter.

Si ce cancer touche principalement des personnes âgées – l’âge moyen au diagnostic est de 73 ans – il peut survenir à tout âge. Le risque est particulièrement accru à partir de 50 ans.

Des facteurs de risques familiaux

L’âge est le facteur de risque le plus connu, mais pas celui qui possède le plus d’influence. Avoir présenté un premier cancer ou un adénome de plus d’un centimètre pèse bien plus lourd dans la balance.

D’autres éléments exposent à un risque élevé, explique l’Institut national du Cancer (INCa) : le fait de souffrir d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) depuis plus de 10 ans en est un. Des cas de cancer colorectal ou d’adénome de plus d’un centimètre chez les parents au premier degré (mère, père, sœur, frère) en est un autre.

Les personnes les plus à risque de cancer colorectal sont atteintes de mutations génétiques. L’INCa cite l’exemple des polyposes adénomateuses familiales, qui se caractérisent par la formation de centaines de polypes dans le côlon dès l’adolescence, ou du syndrome de Lynch.

Le nouveau test immunologique

Dans tous ces cas, le cancer colorectal peut être repéré tôt et traité. Pour cela, la participation au dépistage est essentielle. Depuis mars 2015, un nouveau test est disponible en France : le test immunologique. Comme son prédécesseur Hemoccult, il consiste en un prélèvement des selles. Mais une seule opération de ce type est à présent nécessaire et la manipulation est plus hygiénique.



Lorsque les facteurs de risque relèvent de l’oncogénétique ou de la maladie inflammatoire, un suivi régulier par coloscopie peut être indiqué.

Un traitement par chirurgie 

Une fois détecté, le cancer peut être pris en charge. Dans 80 % des cas, il provient d’un polype adénomateux. Il s’agit d’une tumeur à l’origine bénigne qui a évolué vers un cancer. La chirurgie est le plus souvent adoptée : la partie du côlon atteinte est retirée. L’intervention nécessite tout de même sept jours d’hospitalisation et les effets secondaires peuvent durer plusieurs semaines.

En complément de l’opération, une chimiothérapie est parfois prescrite. Elle permet d’éviter les récidives. La piste des immunothérapies, qui permettrait un traitement plsu ciblé et efficace, n’en est qu’à des débuts embryonnaires.

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Facteurs de risques familiaux, test immunologique, traitement par chirurgie...

Posté par Pourquoi docteur sur lundi 29 février 2016
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