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QUESTION D'ACTU

Etude franco-américaine

Infarctus : la moitié des victimes ont négligé les signes avant-coureurs

Trop de patients ignorent les symptômes annonciateurs d'un arrêt cardiaque. Pourtant ceux-ci surviendraient jusqu'à 4 semaines avant l'accident.

Infarctus : la moitié des victimes ont négligé les signes avant-coureurs Evacuation d'un patient victime d'un infarctus dans l'Hérault. CLAVIERES VIRGINIE/SIPA

  • Publié 14.01.2016 à 10h59
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L’arrêt cardiaque, aussi connu sous le nom de « mort subite de l’adulte » , fait 50 000 victimes tous les ans en France, avec un taux de survie inférieur à 5 %. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Annals of Internal Medecine, montre qu’une prise en charge rapide, grâce à une meilleure détection des symptômes qui surviennent dans les semaines précédant l’arrêt, peut inverser cette tendance.

L’équipe franco-américaine de chercheurs s’est penchée sur l’expérience de 839 victimes d’arrêt cardiaque, âgées entre 35 et 65 ans. A partir des témoignages des survivants et des informations recueillies auprès des proches et des médecins de ceux qui sont décédés, les scientifiques ont mis en évidence que plus de la moitié des individus (430 personnes), avaient souffert de symptômes annonciateurs de l’arrêt, dans les quatre semaines avant que celui-ci n’ait lieu.

 

Douleur dans la poitrine

Parmi les symptômes les plus fréquents observés par les chercheurs, des difficultés à respirer, des douleurs ressenties au niveau de la poitrine, des palpitations, des pertes de connaissance, ou encore de baisses soudaines de pression artérielle.

93 % des victimes avaient aussi vu ces signes réapparaitre dans les 24h avant l’arrêt. Or, seul 19 % d’entre elles avaient prévenu les secours, bénéficiant ainsi d’une prise en charge plus efficace. Il s’agit principalement de personnes qui avaient déjà un passé de maladie cardiovasculair et n’hésitaient donc pas à se tourner vers les médecins en cas de doute.

L’intervention rapide a permis d’atteindre un taux de survie de 32 % dans ce groupe, alors que les autres victimes, qui avaient ignoré leurs symptômes, présentaient un taux de survie de 6 %.

 

Chaque minute compte

Avec cette publication, les chercheurs souhaitent faire passer un message clair de prévention . Ils rappellent la nécessité d'agir vite face à un arrêt, car pour survivre, le patient doit être pris en charge dans les trois à six minutes. Les secours doivent être prévenus, et une réanimation avec défibrillateur peut être tentée en attendant les médecins.

Mais pour faciliter leur travail et éviter de se retrouver dans une telle situation, les chercheurs soulignent l'importance de n'ignorer aucun symptôme, et de prévenir les urgences si ceux-ci se répèten. Autant de mesures qui pourraient sauver de nombreuses vies.

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