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QUESTION D'ACTU

Etude en Inde

AVC : être bilingue protège du déclin cognitif

Parler plusieurs langues permettrait d'être mieux protégé des séquelles d'un AVC. Les patients bilingues sont deux fois plus nombreux à présenter des fonctions cognitives normales.

AVC : être bilingue protège du déclin cognitif  SCHEIBER FRED/20 MINUTES/SIPA

  • Publié 23.11.2015 à 12h21
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On vante souvent les mérites du bilinguisme dans le monde professionnel. Mais parler plus d’une langue présenterait aussi des avantages pour la santé. Une étude publiée dans la revue américaine Stroke montre que les personnes bilingues sont moins à risque de problèmes cognitifs que les autres, suite à un accident vasculaire cérébral (AVC).

130 000 AVC sont rapportés en France chaque année. Pour les survivants, les conséquences peuvent être très graves. Ainsi, cet accident représente la deuxième cause de démence après la maladie d'Alzheimer. Seul un tiers des patients peut se targuer de séquelles discrètes et peu invalidantes.

Meilleures fonctions cognitives

Des chercheurs indiens se sont penchés sur le cas de 608 patients, répertoriés dans une grande base de données médicales et ayant subi un AVC ischémique entre 2006 et 2013. Près de la moitié se définissaient comme bilingues, c’est à dire parlant deux langues ou plus, ce qui est assez commun en Inde.

Les scientifiques se sont notamment intéressés aux résultats de ces patients à des tests de mémoire et d’attention. Ils trouvent que les bilingues sont globalement plus performants. D’après les analyses, 40% d’entre eux conservent des fonctions cognitives normales après leur AVC, contre 20 % des personnes non bilingues.

AVC

 

 

Pas d'effet sur l'aphasie

En revanche, les chercheurs ne constatent pas de différences notables en ce qui concerne l’aphasie, la perte des fonctions langagières qui correspond à l'une des séquelles les plus graves et les plus handicapantes suite à un AVC. Près de 12 % des patients non bilingues en sont atteints, contre 10,5 % des bilingues.

L’impact positif du bilinguisme avait déjà été montré en matière de retardement du déclin cognitif et du développement de la maladie d’Alzheimer. D’après les chercheurs, ces nouveaux résultats indiquent que les bénéfices vont encore plus loin. Des recherches complémentaires sont prévues afin de comprendre un peu mieux comment l'apprentissage agit favorablement sur le cerveau.

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