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QUESTION D'ACTU

Haut Conseil de la Santé Publique

Etiquetage nutritionnel : 5 couleurs pour y voir clair

Oui au code couleur. Le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu un avis en ce sens. Il soutient un affichage nutritionnel plus simple et plus compréhensible.

Etiquetage nutritionnel :  5 couleurs pour y voir clair L'étiquetage alimentaire actuel est mal compris des Français (MEIGNEUX/SIPA)

  • Publié 24.08.2015 à 11h32
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  • Mise à jour le 24.08.2015 à 17h58
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Modifier l’étiquetage nutritionnel, oui, mais pas n’importe comment. La modernisation de l’affichage alimentaire est annoncée depuis plus d’un an. Saisi en mars dernier par la Direction Générale de la Santé (DGS), le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) apporte ce 24 août sa contribution au débat. Il se positionne en faveur du code à 5 couleurs qui attire l’attention du consommateur tout en simplifiant l’information.

Pour rendre cet avis, le HCSP s’est appuyé en grande partie sur la littérature scientifique. Cet appui était la condition sine qua non pour approuver un nouveau système, justifient les experts. Ils ont également passé les différentes propositions au crible du Programme National Nutrition Santé (PNNS).

L’information sera nécessaire

Seul un score nutritionnel passe avec succès l’examen du HCSP : le système 5-C, un logo qui utilise 5 classes différentes et qui traduit en graphique le score FSA. Ce code couleur, c’est celui proposé en mai 2014 par le Pr Serge Hercberg, spécialiste en nutrition.
Un test réalisé par 60 millions de consommateurs s’était avéré probant. Il reçoit aujourd’hui l’appui des experts du HCSP pour plusieurs raisons : ce graphique coloré attire l’attention des consommateurs et établit des distinctions nuancées. Mais surtout, il propose une information riche de sens et plus simple que l’affichage actuel. Un élément clé quand on sait que de nombreux Français ne comprennent pas totalement les étiquetages alimentaires.

Ce nouvel outil d’information « ne doit en aucun cas être facteur d’aggravation des inégalités sociales de santé », explique le HCSP. Or, ces informations profitent d’abord aux populations déjà sensibilisées. C’est pourquoi les auteurs de cet avis recommandent quelques mesures complémentaires. Ce système 5-C devrait être doublé d’une « stratégie d’accompagnement et d’information du public ainsi que des professionnels de santé et d’éducation », statuent-ils. Elle consiste à expliquer en détail le nouveau système en place. Car le HCSP le reconnaît : mal présenté, le code couleur peut renforcer le potentiel anxiogène de la nutrition.

Les réticences de la grande distribution

Le code couleur à 5 échelles est le dispositif le plus adapté à la situation française, mais il reste perfectible. L’avis du HCSP met en lumière quelques limites : il n’a jamais été testé en situation réelle, et le score tient fortement compte de la densité énergétique des produits.

Reste une question : celle de l’application du nouveau système. La grande distribution s’est déjà saisie de la question. Carrefour a proposé fin 2014 un code à 4 couleurs… supprimant la moins bonne classification. Une initiative très critiquée à l’époque. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a aussi fait part de ses réticences vis-à-vis du code à 5 couleurs.

Pour une mise en œuvre efficace, il faudra sûrement passer par une législation contraignante. En effet, le Royaume-Uni a voté le code couleur il y a 10 ans, mais il n’est pas obligatoire. Et le bilan est pour le moins contrasté : les associations dénoncent le manque de cohérence des étiquetages. Sur ce point, la balle est dans le camp législatif.

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