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Maladies cardiovasculaires : être petit augmente les risques

Les personnes de petite taille sont plus à risque de développer des maladies cardiovasculaires, selon une étude qui montre l'importance des variations génétiques dans l'approche de ces pathologies.

Maladies cardiovasculaires : être petit augmente les risques SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 09.04.2015 à 15h19
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  • Mise à jour le 09.04.2015 à 18h06
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Petite taille, cœur fragile… Selon une étude britannique menée à l’Université de Leicester et publiée dans la revue New England Journal of Medicine, les personnes de petite taille seraient plus à risque de développer des maladies cardiovasculaires. Une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui figurent dans cette catégorie.

13% de risque tous les 6,5 cm

Et ils seraient nombreux, puisque ce risque est en réalité graduel. En effet, les auteurs de ces travaux on découvert l’existence d’un surrisque de l’ordre de 13,5 %, à chaque variation de 6,5 centimètres. Par exemple, une personne qui mesure 1,52 mètres a un risque de pathologie cardiovasculaire en moyenne 32% plus élevée que quelqu'un de 1,67 mètre. Il ne vous reste plus qu’à faire le calcul…

Les travaux ont été menés sur plus de 183 000 hommes et femmes de type européen, et portent sur l'analyse de 180 variations génétiques liées à la taille et au risque de maladies cardiovasculaires. « Depuis plus de 60 ans on sait qu'il existe une relation inverse entre la taille et le risque de maladie coronaire », écrivent les auteurs, dirigés par Nilesh Samani, professeur de cardiologie à l'Université de Leicester.

L’objectif de cette étude consistait donc à caractériser cette relation, en écartant les facteurs environnementaux (alimentation, pauvreté, précarité…) qui peuvent influer sur la santé cardiaque, pour ne conserver que les facteurs génétiques liés à la taille. « Si une petite taille est directement liée à un plus grand risque de maladie coronaire, on peut en déduire que les variations génétiques responsable de la taille sont également liées à cette pathologie et c'est précisément ce que nous avons constaté », précisent les chercheurs.

Plus petits, mais plus vieux

Quelles sont donc ces variations génétiques, responsables conjointement de la petite taille et de la mauvaise santé cardiovasculaire des individus ? Pour les identifier, les auteurs estiment que d’autres études seront nécessaires. « Notre étude révèle que les causes de ces pathologies répandues sont en fait très complexes et que d'autres processus que nous comprenons mal ont aussi un impact important », soulignent les auteurs, qui rappellent que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité prématurée dans le monde.

Pour autant, les petits ne doivent pas céder à la panique, car ils auraient un autre privilège, et pas des moindres : ils vivraient plus longtemps. En effet, une étude publiée dans PLOS One en mai dernier a montré que les petites personnes (en l’occurrence, les hommes) sont porteuses d’un gène spécifique, le FOXO3, protecteur contre le cancer. C’est grâce à ce gène que les petits enterrent les plus grands… Si tant est qu’un infarctus ne les ait pas emportés avant.

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