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60 ans après la découverte du vaccin, la poliomyélite reste tenace

La poliomyélite, une maladie violente qui touche les plus jeunes, est presque éradiquée à l’échelle mondiale. Mais des efforts restent à faire pour anéantir ce virus.

60 ans après la découverte du vaccin, la poliomyélite reste tenace B.K. Bangash/AP/SIPA

  • Publié 04.04.2015 à 08h00
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Il y a 60 ans, le 12 avril 1955, Jonas Salk publiait les résultats de ce qui allait devenir le premier vaccin contre la poliomyélite, confirmant alors l’efficacité de son traitement. Afin d’en faire profiter l’humanité, et de le diffuser largement, ce chercheur américain refusa de le faire breveter.

 

Si la poliomyélite est aujourd’hui quasi-éradiquée, la maladie fait toujours peur. Et pour cause : elle touche principalement les enfants de moins de 5 ans, envahit le système nerveux, entraîne une paralysie dans un cas sur 200, et provoque la mort par arrêt des fonctions respiratoires chez 5 à 10 % des personnes paralysées. S’il est possible aujourd’hui de se faire vacciner contre la poliomyélite, une fois déclarée la maladie est incurable, et son évolution ne prend que quelques heures.

 

Un programme mondial d’éradication depuis 1988

La maladie n’est présente aujourd’hui que de façon endémique dans trois pays, l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan. Depuis 1988, date du début du programme mondial d’éradication, le nombre de cas est passé de 50 000 à seulement 416 recensés en 2013. Preuve de l’efficacité des programmes de vaccination qui ont été menés à travers le monde, même dans des pays normalement difficiles à traiter comme l’Inde.
Pourtant, l’éradication du virus est toujours d’actualité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que tant qu’un seul enfant reste infecté, tous les autres, dans tous les pays, risquent de contracter la poliomyélite. Si l’éradication totale de la maladie venait à échouer, le nombre de nouveaux cas d’ici dix ans pourrait repasser à 200 000 par an.

 Deux formes de vaccins

Une synthèse de travaux scientifiques, publiée dans la revue Future Microbiology, passe en revue les vaccins actuels, et les possibilités de développement des traitements pour l’avenir. Dans le but de mettre en lumière les solutions les plus prometteuses pour éradiquer le virus.
Les vaccins contre la polio existent aujourd’hui sous deux formes : ceux contenant le virus inactivé et pris par voie intramusculaire, et d'autres incluant le virus atténué, pris par voie orale. Dans des cas très rares, le virus atténué peut se réactiver. Ce qui signifie que cette solution devra être supprimée à l’avenir, et remplacée uniquement par l’utilisation du vaccin inactivé, pour parvenir à enrayer totalement la poliomyélite.

Améliorer l’accès aux soins pour les pays démunis
Par ailleurs, les chercheurs plaident pour permettre aux pays qui ont les revenus les plus faibles d’avoir un meilleur accès aux soins. Des efforts seraient notamment à faire concernant le coût des vaccins, la capacité de production pour répondre à la demande, et de façon générale, la logistique impliquée dans la fourniture des traitements.

Certains pays considèrent que l’utilisation des vaccins représente une charge importante qui concurrence certaines priorités de santé publique. Leur motivation pour luter contre la poliomyélite peut donc en être diminuée. Il semble prioritaire d’insister auprès de ces états sur l’importance d’anéantir la maladie.

Dans les années qui viennent, des efforts doivent également être faits pour améliorer et faciliter la distribution des vaccins dans les pays qui en ont besoin. Les traitements devront notamment être conçus pour être moins sensibles aux variations de températures. Ils devront aussi pouvoir être administrés facilement sans compétences particulières, par exemple avec des patchs ou d’autres solutions équivalentes.

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