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Suivi de 6000 Français sur 10 ans

Le chômage multiplie par trois les risques de décès prématuré

Une étude française révèle une surmortalité des chômeurs par rapport aux actifs. En plus des suicides, le chômage serait associé à une augmentation des pathologies chroniques.

Le chômage multiplie par trois les risques de décès prématuré LANZI/SIPA

  • Publié 25.03.2015 à 07h50
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Quand le chômage tue ! Entre 2008 et 2010, ce sont en effet 584 suicides qui pourraient être attribués à la hausse du chômage, selon une étude de l'Institut national pour la santé et la recherche médicale (Inserm) publiée dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health.

Entre 10 000 et 20 000 décès par an
Au-delà de ces actes désespérés, la réalité est encore plus terrible. Le chômage tuerait ainsi « entre 10 000 et 20 000 personnes par an », d'après les calculs de Pierre Meneton (Inserm), auteur principal de cette étude sur la santé des chômeurs.


Pour parvenir à cette conclusion, le chercheur a suivi pendant près de 10 ans (entre 1995 et 2007) 6 000 volontaires âgés de 35 à 64 ans pour observer les effets du chômage sur la santé cardiovasculaire et la mortalité globale.
L'étude met donc en évidence une « surmortalité très importante » chez les chômeurs, presque trois fois supérieure à celle des non-chômeurs. Le chômage a notamment « des effets majeurs sur la survenue d'accidents cardiovasculaires et de pathologies chroniques. »
Et pour le professeur Meneton, le lien entre chômage et mortalité précoce est avéré parce que « les retraités ou les personnes volontairement inactives ne sont pas touchés », a-t-il précisé.


Plus d'alcool et moins de fruits et légumes

Pour expliquer ce constat, il indique que les chômeurs ont des « comportements à risque. » En moyenne, « ils consomment plus d'alcool, moins de fruits et légumes, et ont un apport calorique (hors alcool) très significativement plus élevé que la moyenne. »
Pire encore, d'après son auteur, ces résultats sont probablement « une sous-estimation de la réalité. » Ils se basent en effet sur un échantillon de personnes plus favorisées que la moyenne et ne tiennent pas compte des effets de la crise économique. Il n'y a pour l'heure pas d'étude plus précise sur le sujet.

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