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Père, frère ou fils

Cancer du sein : le risque augmente si un parent souffre d'un cancer de la prostate

Le risque de développer un cancer du sein serait plus important si un parent au premier degré est atteint d’un cancer de la prostate, selon une étude américaine. 

Cancer du sein : le risque augmente si un parent souffre d'un cancer de la prostate Fritz Gerard F./SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 10.03.2015 à 18h12
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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. En France en 2012, plus de 48 000 femmes ont été diagnostiquées. L’un des facteurs de risque est la prédisposition familiale. Jusqu’à maintenant, pour évaluer le risque de cancer, les spécialistes interrogeaient leurs patientes sur les cas de cancer du sein dans leurs familles. Mais une nouvelle étude parue, ce lundi, dans la revue Cancer, indique que le cancer de la prostate pourrait être une nouvelle piste.

D’après ces travaux, le cancer le plus fréquent chez l’homme influencerait le développement du cancer du sein chez la femme. En effet, avoir un parent au premier degré (père, frère ou fils) atteint d’un cancer de la prostate augmenterait le risque de du cancer du sein. Un lien étonnant et qui n’avait encore jamais été étudié.

78 000 femmes étudiées

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié plus de 78 000 femmes en bonne santé participant à un programme d’observation entre 1993 et 1998. Durant le suivi, 3 506 femmes ont eu un cancer du sein. Les scientifiques ont découvert que le cancer de la prostate chez un proche du premier degré augmentait de 14 % le risque de cancer du sein. Il passait même à 78 % si le cancer du sein avait été dépistée après 50 ans.

Poids de l'histoire familiale

« L’augmentation du risque de cancer du sein associée à des antécédents familiaux de cancer de la prostate est modeste ; cependant, les femmes ayant des antécédents de cancer du sein et de la prostate parmi leurs parents au premier degré ont presque deux fois plus de risque de développer un cancer du sein », affirme le Dr Jennifer Beebe-Dimmer, auteur principale de l’étude.


Le Dr Beebe-Dimmer note que les patientes et les médecins ne considèrent pas certains cas de cancer dans leurs familles, surtout ceux touchant les hommes, pour établir leur risque de cancer. « Ces découvertes sont importantes car elles pourront être utilisées par les médecins pour dresser un tableau complet des antécédents familiaux – particulièrement parmi les parents au premier degré - afin d’évaluer le mieux possible le risque de cancer », explique-t-elle. Les familles ayant des prédispositions au cancer sont particulièrement intéressantes à étudier pour découvrir de nouvelles mutations génétiques expliquant ces dispositions familiales », conclut l’auteur principale.

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