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QUESTION D'ACTU

Terrorisme : les psychiatres appelés en renfort


  • Publié 22.08.2017 à 09h45
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« Faut-il mobiliser les psychiatres dans la lutte contre le terrorisme ? » La question que soulève ce matin le site de BFM TV quelques jours après l’attentat de Barcelone rebondit dans les colonnes de plusieurs quotidiens.
Hier, nous apprend Le Parisien, le gouvernement a lancé plusieurs concertations entre les ministères de la Santé et de l’Intérieur pour « renforcer la vigilance des professionnels en psychiatrie pour mieux déceler les prémices de la radicalisation en milieu hospitalier ».
Invité ce matin au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le patron de la police, Gérard Collomb, a souhaité que soient mis en place « des protocoles » pour cibler « des délires autour de la radicalisation islamique ».


« Une question qui n’est pas illégitime », répond le psychiatre Jean-Claude Penochet, expert auprès de la cour d’appel de Montpellier, sur BFM TV. « Le Code pénal prévoit de lever le secret médical et de pouvoir effectuer des signalements en cas de nécessité », ajoute dans le quotidien le Dr Alexandre Baratta, de l’unité pour malades difficiles de Sarreguemines en Moselle.
D’autant que, rappellent les journalistes du Parisien, les attentats conduisent des malades mentaux à vouloir imiter de tels actes. Et ce phénomène de mimétisme semble prendre de l’ampleur et alimente de plus en plus la colonne des faits divers.
Hier, à Marseille, un déséquilibré de 35 ans a foncé dans deux abribus, tuant une femme et blessant grièvement une autre. En un peu plus de quinze jours, comptabilise le journal, c’est la quatrième attaque d’inspiration terroriste menée par un malade mental.

Alors, médecins et policiers doivent-ils faire cause commune dans la lutte contre ces « fous sous influence », selon l’expression du Parisien ? « C’est dangereux », prévient David Gourion, psychiatre à Paris. « Ça veut dire que les personnes de confession musulmane qui vont avoir un délire mystique pourraient être catégorisées comme ‘à risque' », argumente le spécialiste. Nous sommes des médecins et pas des collègues des policiers », rappelle-t-il.

Mais que faire alors vis-à-vis « des assaillants souvent suivis en raison de maladies mentales et pour lesquels la justice ne retient pas forcément la qualification de terroristes ? », interroge l’éditorialiste du Parisien. « Certains finissent même par être déclarés pénalement irresponsables ».

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