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QUESTION D'ACTU

La bataille emblématique de l'Hôtel-Dieu


  • Publié le 25.02.2013 à 10h18
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Imposant, il défie la cathédrale sur le parvis de Notre-Dame. Fondé en 651, l’Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital parisien, risque de faire les frais de la restructuration hospitalière. Le service des urgences est menacé de fermeture. Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, et publiée hier dans le Journal du dimanche (Jdd), quatre urgentistes ont lancé un Sos. « Avec la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, expliquent-ils, toutes celles de Paris vont exploser. A Grenoble, à Roubaix –où le chef de service vient de démissionner- ça craque aussi ». Pour les signataires, les urgences sont le symptôme de l’hémorragie de l’hôpital.

Le président du conseil de surveillance de l’AP-HP, le député PS Jean-Marie le Guen, y voit, au contraire, le renouveau de l’hôpital. Interrogé par le Jdd, ce médecin défend le concept de "l’hôpital debout". Pas de lit mais une médecine axée sur la prévention, le dépistage et l’éducation pour la santé. Un établissement low-cost, répondent les détracteurs.

Querelle des anciens contre les modernes, interroge le journal ou l’histoire de l’Hôtel-Dieu serait-elle au contraire l’expression du malaise hospitalier ? Soigner mieux et à moindre coût, l’équation est-elle encore possible ? Rationaliser sans rationner, ouvrir à tous mais pas pour n’importe quoi ? Le Pr Gérard Slama a travaillé pendant 50 ans à l’Hôtel-Dieu. Ce diabétologue, rappelle le JDD, a connu les salles communes puis l’hôpital made in France « prisé des riches qui préféraient autrefois se faire soigner en clinique ». Aujourd’hui consultant, ce médecin redoute que le projet "d’hôpital debout" soit « un coupe de com, une coquille vide ». « Comme si notre vieux pays, plus très riche, n’arrivait pas à assumer ouvertement qu’on ne peut plus s’y soigner comme avant », regrette ce spécialiste.

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