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QUESTION D'ACTU

Comment lutter contre les actes médicaux inutiles


  • Publié le 15.02.2013 à 10h35
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Il n’y pas de chiffre précis mais simplement des ordres de grandeur avancés par les médecins eux-mêmes. 30% des actes médicaux seraient inutiles. Avec à la clé un gaspillage financier exorbitant : 40 milliards d’euros.

Sans compter bien sûr les vies brisées. « Les actes médicaux inutiles sont en quelque sorte le caviar de l’exposition aux risques, confie à L’Express, Alain-Michel Ceretti, fondateur d’une association de lutte contre les infections nosocomiales (Lien) qui tient en ce moment ses Etats généraux.
« Etre exposé à un risque parce qu’on y est obligé du fait de son état de santé, c’est légitime poursuit Alain-Michel Ceretti. Le malade pèse le pour et le contre puis décide et arbitre. En revanche, se faire opérer pour aboutir ensuite à des complications, c’est inacceptable ». `

C’est le sentiment de Céline qui raconte son histoire dans le Parisien. A la suite de douleurs au ventre, cette femme, atteinte par ailleurs d’une sclérose en plaque, consulte un gynécologue. Après une série d’examens, le couperet tombe : il faut pratiquer une ablation de l’utérus. « J’ai donc été opérée avec tout ce qu’une ablation de l’utérus peut avoir comme conséquence psychologique », avoue-t-elle.
Non seulement, cette intervention va s’avérer inutile mais Céline va souffrir d’une septicémie carabinée. Elle est atteinte aujourd’hui de deux autres maladies auto-immunes qu’elle attribue à une infection  nosocomiale. Le Pr Guy Vallencien a sa petite idée sur la question. Pour cet urologue, professeur à l’université Paris Descartes, « les actes injustifiés mobilisent les salles de bloc. Or, elles ne doivent pas tourner à 100%, il est bon qu’elles puissent être de temps en temps intégralement désinfectées, aérées », affirme-t-il dans le quotidien.  

« Il faut trouver le chemin étroit entre la liberté d’exercice et le souci des patients, résume Alain-Michel Ceretti dans l’Express. L’association réclame que la compétence des médecins puisse être évaluée tous les cinq ans à travers un grand questionnaire. Les professionnels devraient, selon lui, assumer leur décsion quand ils s’éloignent des « bonnes pratiques médicales », édictées par la Haute autorité de santé. 

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