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QUESTION D'ACTU

Essai clinique de Rennes : le temps des questions


  • Publié 11.03.2016 à 09h32
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Après le drame, des questions. Celles d’une famille qui ne comprend pas pourquoi l’un des siens est mort à 49 ans alors que rien ne le laissait présager. Guillaume Molinet a simplement participé à un essai clinique à Rennes qui a entraîné son hospitalisation puis son décès le dimanche 17 janvier. Cinq autres volontaires qui ont participé à l’essai de molécule BIA 10-2474 du laboratoire Bial, eux aussi, ont été hospitalisés mais ont pu, par la suite, rejoindre leur domicile.

Dans Le Parisien, le frère de Guillaume témoigne : « J’ai tenté de le dissuader d’y aller. Mon feeling me disait que ce n’était pas bon ». Père de quatre enfants, celui qui se faisait appeler Arthur Diesel lorsqu’il chantait avec son frère, choisit néanmoins de participer à l’essai « pour aider la science ». Au départ, raconte Laurent Molinet, il devait être « remplaçant ou joker ». Un des titulaires est recalé pour raisons médicales, Guillaume va prendre sa place.

Et la tragédie se met en place. Au bout de cinq jours de test de la molécule, Guillaume est hospitalisé au CHU de Rennes. « On voyait tout de suite que c’était très grave », témoigne Laurent, qui se rend au chevet de son frère le 13 janvier. Mais les médecins indiquent qu’il « a encore des activités cérébrales ».
Les faits s’accélèrent. « Le lendemain, poursuit Laurent, on nous a annoncé sa mort cérébrale ». La mort clinique sera constatée le dimanche.

Comment expliquer que les proches aient été prévenus si tard, pourquoi les autorités sanitaires ont-elles autorisé ce test ? Pour obtenir des réponses, la famille de Guillaume a déposé plainte contre X au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris. Son avocat tient ce vendredi une conférence ce presse pour évoquer les zones d’ombre de cette tragédie.

Car l’affaire de l’essai clinique de Rennes ne fait que s’ouvrir. Dans l’entretien accordé à Pourquoidocteur, le Pr Bernard Begaud, responsable du comité d’experts mandaté par l’ANSM pour examiner les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’essai, pointe plusieurs anomalies. Elles devront, selon lui, conduire à revoir la réglementation. 

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