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Technique de soins

La télémédecine entre dans la pratique

La télémédecine, expérimentée jusqu’à présent par des pionniers, a maintenant un véritable statut juridique et une reconnaissance des pouvoirs publics.

La télémédecine entre dans la pratique

  • Publié 06.11.2009 à 10h10
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C’était il y a presque 10 ans. A New-York, le Pr Jacques Marescaux opérait une patiente qui se trouvait, elle, à Strasbourg. Cette exploit de téléchirurgie a fait la Une de tous les journaux. Depuis, la télémédecine est retombée un peu dans l’oubli. Plusieurs rapports ont été remis sur le sujet. Dernier en date : celui du député Pierre Lasbordes, qui vient d’arriver sur le bureau de Roselyne Bachelot.La télémédecine ne fait pas encore partie intégrante du quotidien des médecins. Mais elle s’immisce de plus en plus. Son utilisation est par exemple préconisée dans certaines recommandations de la HAS. Des études aussi apportent la preuve de son efficacité. Ca a été le cas tout récemment, concernant le suivi des diabétiques de type 1. Le système Diabeo qui effectue tous les calculs pour le suivi glycémique, établit la prescription sur un téléphone mobile, et transfère ces données au médecin traitant s’est montré plus performant que la prise en charge classique. Les patients équipés de Diabéo réduisent davantage leur taux d’hémoglobine glyquée que les autres.
Mais ce n’est pas le seul exemple. La télémédecine est aussi très utile dans les zones sous-médicalisées, comme l'explique le Pr Philippe Arbeille, chef du service de médecine nucléaire au CHU de Tours (voir son site Internet) qui réalise des examens échographiques à distance.

Pr Philippe ARBEILLE

 

Le Canada s’intéresse de très près au robot français d’échographie à distance. Les Inuits pourraient bien en bénéficier prochainement.
Un tournant de l’histoire de la télémédecine. Parce qu’en mars dernier, la loi HPST lui a donné un statut juridique. D’après cette définition, la télémédecine sert aussi bien à établir un diagnostic, requérir un avis spécialisé, prescrire des médicaments ou encore surveiller un patient. Pour Pierre Traineau, directeur général du Catel, le réseau qui fédère les acteurs de la télémédecine, l’histoire s’accélère.


Pierre Traineau


Après la loi HPST, c’est le PLFSS qui s’est penché sur le berceau de la télémédecine. Un obstacle a été levé grâce au vote d’un amendement. Pour que les actes de télémédecine soient remboursés, on aura le droit déroger à la règle qui veut que le médecin et le patient soit dans la même pièce.

Il manque d’abord le décret d’application de la loi HPST. Ce texte doit lever deux obstacles essentiels, celui de la rémunération des actes de télémédecine et celui de la responsabilité des professionnels. Cette dernière question est cruciale pour le Dr Jacques Lucas, vice-président de l’Ordre des médecins.


Dr Jacques LUCAS

Mais, tous les acteurs de la télémédecine sont confiants. Parce que la remise du rapport du député Pierre Lasbordes est un signe de la volonté du politique d’aboutir sur ce dossier.

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