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Cancer : un nouveau vaccin obtient des résultats prometteurs

Un vaccin expérimental contre le cancer, appelé "SNAPvax", est parvenu à réduire de manière importante des tumeurs chez des souris. Une avancée dans la quête d'un traitement efficace.

Cancer : un nouveau vaccin obtient des résultats prometteurs Cindy Shebley/iStock




L'ESSENTIEL
  • En France, les cancers représentent la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme. 382.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués selon le dernier bilan de l'Institut national du cancer en 2018.
  • Il existe déjà des vaccins visant à lutter contre certains types de cancer comme ceux contre certains papillomavirus humains (HPV), à l’origine du cancer du col de l’utérus.
  • En dehors des vaccins, de nouveaux traitements prometteurs contre le cancer émergent à côté de la chirurgie, de la chimiothérapie et de la radiothérapie, comme le traitement par cellules CAR-T et le traitement par inhibiteurs de points de contrôle.

Un vaccin expérimental contre le cancer a réussi à déclencher une régression tumorale significative lors de tests en laboratoire sur des souris. Le nouveau médicament laisse espérer que les scientifiques se rapprochent d'un traitement efficace pour toutes les formes de la maladie, selon une équipe de chercheurs des Instituts de santé nationaux américains.

Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue scientifique Cell.

Un vaccin contre le cancer qui cible le "microenvironnement" de la tumeur

Des chercheurs de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) ont testé ce vaccin, appelé "SNAPvax", en utilisant deux méthodes d'administration différentes. Les résultats montrent que l'administration intraveineuse (IV) du vaccin a augmenté le nombre de lymphocytes T cytotoxiques (des cellules qui ont un rôle dans le système immunitaire) chez chaque rongeur. Ces cellules sont capables de pénétrer et d'attaquer les cellules tumorales cancéreuses ainsi que de déclencher un réaction du système immunitaire du corps en induisant une protéine spéciale, produite habituellement par les cellules en réponse aux virus.

Les auteurs de l'étude ont découvert que cette réponse immunitaire modifiait le "microenvironnement" de la tumeur, empêchant les cellules cancéreuses de bloquer l'action des lymphocytes T. L'équipe de chercheurs note cependant que les souris recevant le vaccin par une injection d'aiguille dans la peau (sous-cutanée) n'ont pas eu le même effet que celles qui le recevaient par voie intraveineuse.

Une étape importante dans la recherche sur les vaccins contre le cancer

Les scientifiques pensent que ce vaccin expérimental, surnommée « vax-innée », franchit une étape importante dans la recherche sur les vaccins immunothérapeutiques. Les auteurs de l'étude ajoutent que ce vaccin pourrait également aider les patients humains qui ont déjà reçu des lymphocytes T spécifiques à la tumeur lors de traitements contre le cancer. De plus, le vaccin peut être en mesure d'améliorer le contrôle de la croissance tumorale par l'organisme en augmentant la production de lymphocytes T et en les faisant mieux fonctionner.

Le Dr Robert Seder et ses collègues du NIAID Vaccine Research Center ont conçu ce vaccin avec l'aide de l'entreprise Vaccitech North America, une société biopharmaceutique basée à Baltimore aux Etats-Unis. Vaccitech prévoit maintenant de tester "SNAPvax" contre les cancers associés au papillomavirus humain en 2023.

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