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QUESTION D'ACTU

Oubli de soi

60% des Françaises ont déjà renoncé à se rendre chez le gynécologue

Il est pourtant recommandé de consulter un gynécologue au moins une fois par an, même si tout va bien. 

60% des Françaises ont déjà renoncé à se rendre chez le gynécologue Doucefleur / istock.


  • Publié le 18.01.2022 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • Alors que 81% des femmes françaises disent globalement négliger leur santé, la gynécologie est particulièrement délaissée.
  • Entre 2007 et 2020, la France a perdu 5,2% de ses effectifs de gynécologues, soit 1 022 médecins en 13 ans.

Selon un nouveau sondage de l’Ifop pour Qare, 60% des Françaises ont déjà reporté ou annulé des soins gynécologiques, dont 12% de nombreuses fois (tout âge et catégorie socio-professionnelle confondus). Encore plus préoccupant : 1 femme sur 3 déclare ne pas être allée chez un gynécologue depuis plus de 2 ans (22% depuis plus de 3 ans), et une sur 10 ne pas consulter du tout.

Une situation alarmante

Parmi les adultes ayant déjà renoncé à un soin gynécologique, nombreuses sont les 25-34 ans (70%, soit 10 points de plus que la moyenne nationale) et les mères de famille (70% des femmes ayant au moins un enfant et même 76% de celles en ayant 3 ou plus). Par ailleurs, la situation est particulièrement alarmante chez les jeunes filles : 31% des 18-24 ans déclarent n’avoir jamais vu un gynécologue de leur vie.

Interrogées sur les soins évités, 76% des Françaises expliquent avoir déjà négligé les visites de contrôle annuelles et les dépistages de cancer, 20% ont délaissé des consultations d’informations sur la contraception ou la ménopause et 17% n’ont pas jugé utile de dépister une infection (MST, mycose…). Les motifs de renoncement varient également en fonction des générations et des lieux d’habitation. Si les jeunes affirment avoir davantage calé sur les consultations portant sur la contraception, les femmes de plus de 35 ans s'écartent à l’inverse majoritairement des visites de contrôle et des dépistages (82% des 35-49 ans et 77% des 50-64 ans).

Des délais d’attentes trop longs

Pourquoi une telle négligence ? 36% des sondées évoquent des délais d’attentes trop longs, 32% ont un emploi du temps trop chargé ne leur permettant pas de trouver un créneau pour elles, 20% ne sont pas à l’aise avec leur corps ou avec l’idée de se dévoiler intimement devant un professionnel de santé et 14% déclarent habiter trop loin d’un gynécologue.

Pourtant, "le suivi gynécologique chez les femmes est tout sauf accessoire ! Que ce soit pour garantir une contraception personnalisée, dépister les maladies sexuellement transmissibles et certains cancers ou encore pour avoir accès à des informations sur la grossesse, la ménopause, etc… Les autorités sanitaires recommandent un suivi annuel" rappelle le Dr Julie Salomon, directrice médicale de Qare.

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