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Oxygène

Atteints de la Covid, ils ressentent les premiers symptômes ... au sommet de l'Everest !

En pleine ascension de l’Everest, deux alpinistes islandais ont ressenti les premiers symptômes de la Covid-19. D’autres cas avaient déjà été signalés sur le plus haut sommet du monde.

Atteints de la Covid, ils ressentent les premiers symptômes ... au sommet de l'Everest ! Zzvet/iStock

  • Publié le 30.05.2021 à 11h00
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L'ESSENTIEL
  • Deux alpinistes ont ressenti les premiers symptômes de la Covid-19 alors qu’ils escaladaient l’Everest.
  • Le nombre de cas augmente dans le camp de base de la montagne. 

Ils avaient été testés négatifs avant d’entamer l’ascension de l’Everest... Et pourtant, c’est à la quasi fin de leur prouesse sportive que deux alpinistes islandais, Sigurdur Sveinsson et Heimir Hallgrímsson, ont ressenti les premiers symptômes de la Covid-19, comme le rapporte le site CNews à partir d'une dépêche de l'AFP. À plus de 7000 mètres d’altitude, sur les 8 849 que compte le plus haut sommet du monde, ils ont commencé à tousser. Évidemment, ils ont tout de suite pensé au SARS-CoV-2, mais à cet endroit, impossible de se faire tester. Malgré le doute, ils ont continué et réussi à atteindre le sommet lundi dernier à 4h30, après 67 jours de voyage. La descente fut, en revanche, plus compliquée car la gêne respiratoire, la toux et la fatigue augmentaient. Quelques jours plus tard, ils sont rentrés au camp de base et ont été testés : ils étaient bien positifs. 

D’autres personnes testées positives dans un camp de base

Étonnement, leur cas ne semble pas isolé. Ces dernières semaines, d’autres alpinistes étrangers ont été testés positifs à la Covid-19 sur un camp de base de l’Everest, situé à 5000 mètres d’altitude. Le 5 mai dernier, les responsables du lieu expliquaient à la BBC qu’il y avait 17 cas confirmés. Ces derniers avaient été transférés vers les hôpitaux de Katmandou, la capitale du Népal. Parmi les malades, le grimpeur Norvégien Erlend Ness avait ressenti des symptômes au mois d’avril, alors qu’il séjournait dans ce camp. Mais les responsables pensaient tout simplement qu’il était atteint du mal des montagnes, un syndrome lié au manque d’oxygène ressenti en haute altitude et dont les manifestations physiques sont semblables à celles de la Covid-19. Cette ressemblance inquiète d’ailleurs les gérants du camp car beaucoup d’alpinistes toussent, ce qui rend difficile la détection des cas.  

Le gouvernement ne réagit pas à la montée des cas...

Au mois de mai, quand les 17 cas ont été rapportés, le gouvernement népalais déclarait ne pas en avoir été informé. Désormais, alors que les responsables du camp craignent la formation d’un cluster, les autorités continuent à nier l’augmentation des cas. Les touristes étrangers et locaux peuvent grimper au sommet de la montagne sans aucune restriction. Selon les gérants, l’installation d’un centre de dépistage sur le camp leur aurait même été refusée. Faute de mieux, ils utilisent des kits de test laissés par des alpinistes lorsqu’un de leurs clients présente des symptômes. Ainsi, ils peuvent obtenir un résultat rapide, isoler la personne en cas de résultat positif et avertir les secours si besoin. 

...Malgré les demandes des responsables du camp de base

Autre point de discorde avec les autorités : les responsables du camp de base de l’Everest n’ont pas d’information sur l’identité des alpinistes testés positifs dans les hôpitaux de Katmandou, ce qui les empêche d’avertir les autres touristes ayant été en contact avec eux. Pourtant, les recommandations sanitaires internationales contre l’épidémie de la Covid-19 incitent également à isoler les cas contacts afin de limiter les contaminations. 

L’enjeu économique lié au tourisme

Les frontières du Népal ainsi que l’accès aux montagnes ont été fermées de mars à novembre 2020. Comme elle repose essentiellement sur le tourisme, l’économie du pays a été fortement impactée par la crise de la Covid-19 l’an dernier. C’est peut-être l’une des raisons qui explique la réticence du gouvernement à prendre des mesures plus fermes pour les touristes et ce camp de base de l’Everest. Pourtant, ce mois-ci, le pays a connu une recrudescence des personnes testées positives à la Covid-19 : entre 6000 et plus de 9000 cas par jour, contre seulement 100 le mois précédent. Des données inquiétantes, d’autant plus que la majorité des grimpeurs séjournent à Katmandou, ville où le virus circule activement, avant d’entamer leur ascension. 

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