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QUESTION D'ACTU

Semaine d’Action sur la Fibrillation Atriale

Fibrillation atriale : le choc électrique pour resynchroniser les cellules cardiaques

Le choc électrique, ou la cardioversion, permet de réguler l’arythmie cardiaque des patients qui souffrent de fibrillation atriale. À l’occasion de la Semaine d’action sur la fibrillation atriale du 7 au 12 décembre, Pourquoi Docteur, en partenariat avec Action-Coeur et Paroles&Réactions, fait le point avec le cardiologue Dominique Dabuty.

Fibrillation atriale : le choc électrique pour resynchroniser les cellules cardiaques sudok1/iStock

  • Publié le 09.12.2020 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • Un mois avant la cardioversion, le patient prend des anticoagulants qui permettent à une partie des patients va spontanément de revenir à un rythme sinusal.
  • Les résultats du traitement par choc électrique sont très bon : on a à peu près 90% de restauration du rythme normal.
  • Le patient continue d'être suivi pendant au moins un mois après l'opération.

La fibrillation atriale, ou fibrillation auriculaire, est une maladie qui touche 750 000 Français et dont on estime qu’elle en concernera 2 millions de personnes à l’horizon 2050. Ce trouble du rythme cardiaque, le plus fréquent chez les plus de 40 ans, se caractérise par une irrégularité des battements des oreillettes cardiaques et provoque la formation de caillots sanguins qui peuvent conduire à la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et d’une hémiplégie (paralysie d’une ou plusieurs parties du corps, d’un seul côté). L’une des principales difficultés de cette pathologie est qu’elle est souvent asymptomatique. Pour la traiter, l’une des méthodes utilisées est la cardioversion, c’est-à-dire des petits chocs électriques qui permettent de resynchroniser toutes les cellules cardiaques pour restaurer le rythme normal. 

Un mois de préparation

La condition avant d’envisager un choc électrique est d’anticiper quelle va être la conduite pour maintenir le rythme sinusal, pose d’emblée à Pourquoi docteur Dominique Dabuty, cardiologue au CHU de Tours. Si le patient a déjà reçu tous les anti-arythmiques et qu’aucun n’a marché, on va rétablir le rythme sinusal mais se retrouver à nouveau avec un médicament anti-rythmique qui ne va pas fonctionner. Il faut donc anticiper les traitements que l’on mettra en place après le choc électrique pour maintenir le rythme sinusal. Il s’agira soit d’un médicament anticoagulant soit on envisage une ablation de la fibrillation auriculaire.”

Cette intervention nécessite une préparation qui se concrétise un mois avant la date prévue. “Il faut compter entre 3 semaines et un mois d’anticoagulation efficace et une consultation d’anesthésie avant de procéder au choc électrique, poursuit le cardiologue. L’intérêt c’est que bien souvent pendant ce moins de préparation anticoagulant, une partie des patients va spontanément revenir à un rythme sinusal.”

Un mois de suivi minimum

L’opération “consiste à envoyer un courant de haute énergie au niveau de la poitrine de manière à pouvoir resynchroniser toutes les cellules cardiaques pour restaurer le rythme normal”, précise le Docteur Xavier Waintraub, cardiologue à l’hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. Le patient, à jeun avant l’opération, est endormi par anesthésie générale avant que le médecin ne charge le défibrillateur et choisit l’énergie qu’il va délivrer au patient. “Puis, quand la charge est prête, on prend les palettes et on délivre le choc électrique en l’appliquant sur le torse du patient. Il faut faire en sorte que les palettes prennent l’oreillette dans leur champ. En appuyant comme cela, on délivre de l’énergie pour restaurer un rythme cardiaque normal”, poursuit-il. Une opération qui ne dure pas plus de 5 minutes.

Les résultats du traitement par choc électrique sont très bon : on a à peu près 90% de restauration du rythme normal”, rassure Xavier Waintraub. Le patient continue à être suivi par son médecin. “Après le choc électrique, c’est minimum un mois d’anticoagulation pour tous les patients, détaille Dominique Dabuty. Au bout d’un mois, il y a deux situations : soit il relève une anticoagulation à vie parce qu’il a une fibrillation auriculaire dite à haut risque soit on arrête parce que le patient va mieux.” Des récidives peuvent avoir lieu très vite et il arrive qu’un patient doive subir plusieurs cardioversions.



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